vendredi 6 novembre 2015

Je me méfie des blancs, même des libéraux, et la science me donne raison

[Je n’adhère pas aux conclusions de cet article, mais il à le mérite de nous éclairer sur bon nombre de points quant aux relation Noirs/Blancs et à certains mécanismes de la suprématie blanche.]




Je dirais que je suis assez loquaces par rapport à ma méfiance envers les Blancs. Cela fait ignorants d'immédiatement  stigmatiser un groupe entier de personnes comme étant indigne de confiance, mais désormais j'ai la science de mon coté. Il s'avère qu'en fait je suis rationnel.

Le problème: Académiquement parlant 


John Dovidio et Samuel Gaertner, des psychosociologues, ont étudié les attitudes raciales des blancs au court des dernières décennies et ont inventé l'expression: racisme par aversion.

Le racisme par aversion est le conflit que les Blancs vivent entre leur refus de préjudice personnel et leurs sentiments négatifs inconscients sous-jacents à l'égard et à propos des Noirs. Ce que cela signifie c'est que même les Blancs les plus libéraux et progressistes, qui dénoncent explicitement le racisme, ont encore et agissent par rapport à des stéréotypes  et des préjugés négatifs à l'encontre des Noirs.

Dovidio et Gaertner soutiennent qu'il existe à la fois des préjugés raciaux presque inévitables et une adhésion consciente aux principes non discriminatoires qui constitue la base de l'ambivalence que les racistes par aversion pratiquent.

Leur recherche montre que même si un blanc peut déclarer explicitement qu'il n'est pas raciste et qu'il croit en l'égalité, il finit par agir par rapport à des stéréotypes racistes inconscient et en se comportant de manière à désavantager les Noirs (ce qui a le même impact sur les Noirs que les actes et comportement des blancs ouvertement racistes.

Plusieurs études ont montré que les Blancs sont plus susceptibles de discriminer les Noirs lorsque les normes de comportement appropriés et non-racistes sont faibles ou ambigus et que l'interaction avec les Noirs menace la supériorité des Blancs.

Ces préjugés inconscients expliquent non seulement l'incohérence entre la façon dont les Blancs se perçoivent et la façon dont ils se comportent réellement, mais aussi la manière dont les Noirs perçoivent leurs interactions avec les Blancs. Les conclusions de cette étude ont montré que lorsque les Blancs déclaraient explicitement ne pas avoir de préjugés, s'ils tenaient des propos emplis de préjugés inconscients anti-noirs (tel que mesuré par le Harvard’s Implicit Association Task), les Noirs qui interagissaient avec eux trouvaient que cette interaction était antipathique et peu satisfaisante, même si les Blancs estimaient que c'était une interaction conviviale. En d'autres termes, les Blancs peuvent croire qu'ils sont dans une interaction satisfaisante avec des Noirs, mais leur ambivalence raciale peut influer sur leurs comportements non verbaux d'une façon qui est perçue par les Noirs comme négative et raciste.

Ainsi, alors que les Blancs peuvent supposer qu'ils adoptent des comportements compatibles avec leurs croyances explicites que le racisme est mauvais, ils peuvent se comporter inconsciemment de façon à encourager la méfiance des Noirs à leur égard et qui plus est, à percevoir ces interactions comme racistes.

La solution


Désormais, vous avez quelques études pour vous aider à comprendre pourquoi les Noirs se comportent souvent avec méfiance envers les Blancs. Cela ne sort pas de nulle part.

Les Blancs, comme tous les Américains [et comme tout les occidentaux, ndlr], ont été conditionnés à être pro-blanc et anti-Noir. Ce conditionnement est le produit de l'efficacité humaine et de la suprématie blanche.

Les Stéréotypes, la catégorisation sociale, et les préjugés collectifs font tous partie d'un processus évolutif humain précoce qui nous a aidés à prendre des décisions rapidement et automatiquement pour survivre. Le problème c'est que notre capacité à stéréotyper, à classer socialement et à créer des distorsions collectives ne discrimine pas de manière efficace l'information fondée sur la vérité et de celle que nous savons être inexacte.

Tout comme nous avons appris les messages erronée pro-blancs et anti-noirs stockés dans notre subconscient, nous pouvons les désapprendre avec la pratique.

Les chercheurs ont constaté qu'en activant ses préjugés raciaux implicites et en répondant ensuite délibérément d'une manière qui nient ces préjugés ou ces stéréotypes, au fil du temps les individus peuvent diminuer leur stéréotypes inconscient.

D'autres ont trouvé que lorsque les Blancs sont mis au courant de l'écart entre leurs croyances et leurs comportements, un sentiment de culpabilité est souvent ressenti par certains blancs, les poussant à se comporter différemment à l'avenir. La plupart des Blancs ne veulent pas être raciste, ce qui est une bonne chose, cependant, la plupart des Blancs ont du mal à accepter qu'ils font des choses racistes, ce qui les empêche de faire quoi que ce soit à pour changer.
Cela semble assez simple, non? En théorie, c'est extrêmement simple. Cependant, ces changements en Amérique [et en Occident, ndlr], où le tissu de notre existence en tant que puissance mondiale est tissé par les mains des peuples opprimés et l'illusion d'une Amérique post-raciste est maintenue par notre réticence à reconnaître nos propres contributions à l'état d'une Amérique raciale, ajoute à cette ennuyeuse complexité (...)

Source : https://thsppl.com


Traduction libre de Franswa Makandal