mercredi 25 novembre 2015

Elie DOMOTA à propos des attentats de PARIS



L’UGTG condamne avec la plus grande fermeté le carnage perpétré à Paris le 13 novembre dernier mais ne participera à aucune union sacrée ni avec l’Etat colonial français, ni avec ses valets locaux ni avec le patronat.

Une fois de plus, ce sont les travailleurs, des victimes innocentes qui sont frappées par la barbarie.

Nous, Travailleurs et Peuple de Guadeloupe, savons ce qu’est la barbarie pour avoir été frappés à de nombreuses reprises par le terrorisme d’état.

Sonjé les 300 guadeloupéens décapités par le général Richepanse sur la place de la victoire en 1802. Plus près de nous, la centaine de personnes massacrées par les militaires français en mai 1967, etc….

L’UGTG adresse sa solidarité aux Travailleurs et au Peuple français. Et déclare que :

  • DAESH est le fruit de la guerre en Libye, en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Centrafrique, au Mali, organisée par les puissances occidentales au service des multinationales et du grand capital international ;
  • Cette barbarie est la conséquence de la déstabilisation de ces nations orchestrée par les grandes puissances dans le but de piller les ressources naturelles et asservir les peuples ;
  • Cette barbarie est la résultante de la dislocation des nations et des peuples laissant place au chaos, laissant place à des pays sans gouvernement, sans institution, livrés à des groupes armés financés et équipés par les grandes puissances au rang desquels la France, les USA, la Grande-Bretagne, la Russie notamment.
  • Pour combattre la barbarie, il faut avant tout œuvrer pour la paix et la souveraineté des nations et non pour la guerre comme le font les grandes puissances toupatou si latè.
  • Le combat pour la paix passe inexorablement par la défense des libertés fondamentales, par la défense des syndicats et du droit du travail, protecteur des salariés, sans cesse attaqué par le patronat et l’Etat ;
  • Le combat pour la paix passe inexorablement par la défense des libertés syndicales sans cesse bafouées et qui le seront encore plus dans le cadre de l’état d’urgence décrété en France et en Guadeloupe.
  • Le combat pour la paix passe inexorablement par la réussite scolaire et l’insertion professionnelle durable de nos enfants, par l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et du peuple pou timoun annou pa tonbé adan men a pon fanatik.

L’UGTG invite les Guadeloupéens à faire preuve de compassion et d’esprit critique en se demandant pourquoi les guerres s’invitent en France et pourquoi de jeunes français tirent sur d’autres français.


Le Sec. Gén. de l’UGTG

Elie DOMOTA


Lapwent, 17 Novanm 2015