vendredi 20 novembre 2015

Ganga Zumba, le premier des leaders du Quilombo dos Palmares

Guerrier afro-brésilienne de la même période de Ganga Zumba
Ganga Zumba fut le premier des leaders du Quilombo dos Palmares, ou l'Angola Janga, dans l'état actuel de l'Alagoas au Brésil. Zumba fut un esclave qui  s'échappa d'une plantation de sucre et qui assuma son destin en tant qu'héritier du royaume de palmarès ainsi que le titre  de Ganga Zumba. Bien que certains documents portugais lui donnent le nom de Ganga Zumba (ce nom est aujourd'hui largement utilisée), d'autres traduisent son nom par «Grand Seigneur», ce qui n'est probablement pas correcte. Cependant, une lettre lui étant adressée par le gouverneur de Pernambuco en 1678 et se trouvant désormais dans les archives de l'Université de Coimbra, l'appelle "Ganazumba", qui est une meilleure traduction de «Grand Seigneur» (en Kimbundu).

On prétend que Ganga fut le fils de la princesse Aqualtune. Fille d'un roi inconnu du Kongo. Elle a dirigea un bataillon lors de la bataille d'ambuila. Les Portugais gagnèrent la bataille tuant 5000 hommes et capturèrent le roi, ses deux fils, ses deux neveux, quatre gouverneurs, divers fonctionnaires judiciaires, 95 détenteurs de titres et 400 autres nobles. qui furent embarqués sur des navires négriers et vendus comme esclaves dans les Amériques. Il est très probable que Ganga fut parmi les nobles. Le sort du reste d'entre eux est inconnue. On pense que certains furent envoyés en Amérique espagnole, mais Ganga Zumba son frère Zona et sa soeur Sabina (mère de Zumbi dos Palmares son neveu et successeur) furent faits esclaves sur la plantation de Santa Rita dans la Capitainerie portugaise de Pernambuco dans ce qui est maintenant au nord-est du Brésil une province portugaise, à l'époque contrôlée par les hollandais et d'où ils s'enfuirent pour Palmares.

Un quilombo ou mocambo était un refuge d'esclaves en fuite, déportés au Brésil principalement depuis l'Angola, qui échappèrent à leur servitude fuyant vers l'intérieur du Brésil dans la région montagneuse de Pernambuco. Comme leur nombre augmenta, ils formèrent des colonies de Marron, appelés mocambos.

Quilombo dos Palmares
Peu à peu, autant les dix mocambos distincts qui s'étaient originellement formé, fusionnèrent  finalement en une confédération appelée le Quilombo de Palmares, ou l'Angola Janga, sous l'autorité d'un roi, Ganga Zumba ou Ganazumba, qui fut probablement élu par les dirigeants des différents mocambos constitutifs. Ganga Zumba, qui dirigeait le plus grand des villages, Cerro dos Macacos, présidait le conseil des chef de mocambos et était considéré comme le roi de Palmares. Les neuf autres agglomérations étaient dirigés par des frères, fils ou neveux de Gunga Zumba. Zumbi était le chef d'une communauté et de son frère, Andalaquituche, en dirigeait une autre.


zumbi dos palmares, neveu de Ganga Zumba

Dans les années 1670, Ganga Zumba avait un palais, trois épouses, des gardes, des ministres, et des sujets dévoués à son enceinte royale appelée Macaco. Le terme Macaco vient du nom d'un animal (un singe) qui fut tué sur le site. Le enceinte était composée de 1500 maisons qui abritait sa famille, ses gardes, et des fonctionnaires, qui furent tous considérés comme la royauté. Le peuple lui donna le respect d'un monarque et l'honneur d'un Seigneur. 

En 1678 Zumba accepta un traité de paix offert par le gouverneur portugais de Pernambuco, qui exigeait que les Palmarinos déménagent dans la Vallée de Cucaú . Le traité fut contestée par Zumbi, un des neveux de Ganga Zumba, qui mena une révolte contre lui. Dans la confusion qui suivit, Ganga Zumba fut empoisonné, probablement par un de ses propres parents pour avoir voulu traiter avec les Portugais. Beaucoup de ses disciples qui avait déménagé à la vallée Cucaú furent re-asservir par les Portugais. La résistance aux Portugais continua ensuite sous le règne de Zumbi.

Le film brésilien Ganga Zumba fut réalisé 1963, mais ne sorti en 1972 parce qu'il y avait un coup d'Etat militaire au Brésil en 1964, et les films sur les révolutions, même ceux qui se déroulaient au 17ème siècle, étaient considérés comme politiquement dangereux. Le film est basé sur le roman de João Felício dos Santo, et se concentre sur un esclave noir qui finit à Palmares. Le film parle de la libération des Noirs et maintient une perspective raciale noir.






Bibliographie



  • Ganga Zumba, 1963, film by Carlos Diegues
  • Quilombo, 1984, film by Carlos Diegues au sujet de Palmares, ASIN B0009WIE8E
  • Robert Stam, Slow Fade to Afro: The Black Presence in Brazilian Cinema, Film Quarterly, Vol. 36, No. 2. (Winter, 1982–1983), pp. 16–32. Stable URL
  • R. K. Kent, Palmares: An African State in Brazil, The Journal of African History, Vol. 6, No. 2. (1965), pp. 161–175. Stable URL
  • Irene Diggs, Zumbi and the Republic of Os Palmares, Phylon (1940–1956), Vol. 14, No. 1. (1st Qtr., 1953), pp. 62–70. Stable URL

Traduction de Franswa Makandal