jeudi 25 septembre 2014

L’éducation sous le règne du roi Henri-Christophe Ier d’Haïti

faustin soulouque
Sa Majesté l’Empereur Faustin Soulouque d’Haïti.
Voici un extrait d’histoire de la noblesse haïtienne sous l’empereur Faustin Ier et le roi Henry-Christophe, tiré des « Actes du 22e Congrès international des sciences généalogique et héraldique à Ottawa, 18-23 août 1996 ».
Il y est question d’héraldique, d’éducation, de généalogie. Voilà ce que nous pouvons lire à la page 437 :

« Faustin Soulouque, président de la République en 1847, se fit proclamer empereur d’Haiti le 29 août 1849 sous le nom de Faustin Ier. Durant son règne, il créa quatre princes, 59 ducs, 90 comtes, 300 barons et 46 chevaliers. On ignore tout jusqu’à présent de l’héraldique de cette éphémère empire mais, comme dans le cas de la noblesse du roi Henry Ier, il existe certainement des descendants de ces créations. Sir Harry Luke écrivait en 1945 qu’il avait un ami, évêque catholique irlandais, dont le cuisinier était originaire des Antilles et portait le très authentique titre de Marquis Toujours-Vert. Faustin Ier jusqu’au régna du 15 janvier 1859 date où il fut déposé après un règne marqué par la terreur, la corruption et l’inefficacité administrative.

Henri_Christophe
Sa Majesté le Roi Henri-Christophe d’Haïti
Il y avait au contraire de la grandeur et du génie chez Henry Christophe. L’éducation fut au cœur de ses préoccupations. Ainsi, ayant rendu l’enseignement obligatoire, il avait créé des écoles particulières dans chaque arrondissement et une école centrale dans chaque district militaire. De plus, il fonda une Académie royale et des écoles professionnelles qui privilégiaient l’enseignement technique. Le politologue haïtien, René-A Saint-Louis, précise :

« Dans son système d’éducation, la priorité fut accordée à la technique. Tout élève, à quelque degré d’enseignement qu’il pût appartenir, devait connaitre un art manuel. Voulant à tout prix promouvoir l’éducation, il n’hésita pas à faire appel à des professeurs et techniciens anglais, français, américains. »

Sur sa tombe dans son extraordinaire citadelle Laferrière, on inscrivit : LE CIVILISATEUR. Au moment de mourir Césaire lui fait dire à son page, Afrique : « Défais-moi [moi] de mes nobles, de ma noblesse, de mon sceptre, de ma couronne. Et lave-moi ! ». Et le rideau tombe sur la Tragédie du roi Christophe après que le fidèle baron de Vastey, s’adressant à la dépouille du souverain, demande « aux oiseaux essaimeurs de pollens » de lui dessiner ses armes non périssables : le phénix couronné. » 
Actes du 22e Congrès international des sciences généalogique et héraldique à Ottawa, 18-23 août 1996, publiés par Claire Boudreau, Daniel Cogné, Auguste Vachon, p. 437, University of Ottawa Press, 1998 – 508 pages
Tahéruka Shabazz