lundi 15 septembre 2014

Le cas Mandela



A la question de savoir si la stratégie a évité l'extermination des Noirs sud-africains; disons que depuis le début des années 1980 les pouvoirs de l'Afrique du Sud sous apartheid étaient dépassés. A l'extérieur le travail effectué par les pays membres de l'O.U.A et les organisation afro-américaines faisaient que l'embargo était de plus en plus insupportable. Économiquement le pays était à l'agonie. Peter Botha, l'a lui même reconnu publiquement.


Politiquement, depuis 1985 et l'Etat d'Urgence décrété par Pretoria, les forces de sécurité reconnaissaient ne plus pouvoir gérer les événements. Au point que les autorités ont dû armer les civils Blancs comme en Israël pour les aider à contenir la jeunesse noire ultra-radicalisé. Car il faut savoir que les années 1970 ont été caractérisées par une opération d'élimination en Afrique du Sud comme à l'étranger des dirigeants des organisations anti-apartheid. Quand ils n'étaient pas éliminés, ils étaient soit emprisonnés, soit exilés, soit banni dans les bantoustans. Aussi arrivé dans les années 1980 les masses qui combattaient les forces de sécurités de l'apartheid étaient composées quasi-exclusivement d'étudiants, lycéens, et collégiens au mental de kamikaze, plus radicaux que leurs aînés. Là où Mandela commettait des attentats contre des ponts, des monuments symboliques pour éviter de blesser ou tuer des Blancs. Ces jeunes eux étaient dans une logique d'attentat contre les civils pour faire le plus de dégâts. C'est sous l'ère de ces jeunes qu'à fleuri le slogan "Un Boer, une balle".

Donc l'apartheid ne pouvaient plus durer, le système était à deux doigts d'exploser par le fanatisme des jeunes noirs sud-africains. Rappelons-nous que dans le même temps, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas commençaient déjà à construire des logements de type H.L.M pour accueillir les Boers et les Anglais, car pour eux c'était une question de temps pour que tous les Blancs quittent l'Afrique du Sud. Sinon ils auraient fini tous exterminés dans un bain de sang.

Aussi quand Mandela a commencé à sérieusement négocier avec ces diables, pour eux c'était inespéré, un miracle.

Ainsi, la seule extermination qui a été évitée c'est des Blancs d'Afrique du Sud.  Mandela a volé la victoire par KO de la jeunesse sud-africaine sur l'apartheid. Un peu comme un match de boxe où un des boxeurs est en train de terrasser son adversaire et qu'au moment de donner le coup fatal, l'arbitre intervient pour extirper le boxeur mal en point et siffler la fin du match pour proclamer au final le match nul...


Contrairement à la jeunesse africaine actuelle, les dirigeants Blancs des années 1980 étaient des gens très pragmatiques, avec beaucoup de froideur. Je pense que si des individus comme Peter Botha disait qu'il n'en pouvait plus et si les forces de sécurités sud-africaines qui était une des armées les plus efficaces d'Afrique disaient qu'ils n'en pouvaient plus et si en enfin les gouvernements britanniques et hollandais faisaient construire des logements en prévision des masses de rapatriées; il faut prendre au sérieux leurs analyses de terrain. 

Et pour s'assurer que l'ANC n'ai qu'un chef à bord, bizarrement entre 1990 et 1994 sont assassinés, écartés ou "meurent" les chefs historiques de l'ANC (les supérieurs de Mandela) comme Goven Tambo (père de Thabo), walter Sisulu et surtout les chefs militaires auxquels répondaient les jeunes des rues comme Joe Slovo et surtout Chris Hani. Ce dernier surtout était la plus grande menace, car il ne voulait pas entendre parler de négociations...

Source : E.M.S