dimanche 10 août 2014

Oppenheimer, Tempelsman, Gertler, Leviev, ces z'amis qui aiment l''Afrique (ou plutôt ses diamants)



Il y a 2 choix, soit voir à travers l'histoire de ces personnages une collection de fabuleuses "success stories", avec des Hommes partis de rien (Bon, rien que quelques millions de scheckels on vous l'avoue..) qui ont fait fortune (au delà des grandes richesses qu'ils avaient déjà) sur le sol africain. 

Il y a une autre possibilité qui est celle de comprendre que l'implantation de ces colons diamantaires se fait sur notre sang et avec la complicité, que dis je, la corruption la plus putride, de nos dirigeants. Nous opterons bien évidemment donc pour la 2eme option.

Ils ont tous en commun de n'être en Afrique que pour le diamant, le pétrole, les richesses naturelles et les bénéfices qu'ils peuvent en tirer (ils n'ont pas tort, vu que nous autres ne nous servons pas de notre propre sol, d'autres le font à notre place), d'avoir cette capacité à tisser des liens avec les roitelets africains et autres présidents auto-proclamés. Accusés de déclencher bon nombre de conflits, ils se drapent en réaction du manteau de la philanthropie en créant 2 ou 3 écoles chacun et des hôpitaux (pour soigner les victimes de guerres qu'ils ont souvent déclenchées).

Le sang coule souvent non loin du chemin qu'ils ne cessent d'arpenter. Et si, bien souvent, les Z'AMIS ne sont pas loin de lieux où se déroulent des affrontements entre différentes milices, c'est qu'on y découvrira peu après (si ce n'est pas connu déjà) des gisements importants de pétrole ou alors des mines de diamants inexplorées.

Ces Z'élus, à l'image de Maurice Templesman, sont proches de tout ceux qui peuvent leur assurer une protection. De la CIA à Mobutu, en pensant par Savimbi, ils ont l'élasticité nécessaire et très peu de moral lorsqu'il s'agit de pérenniser leur religion nommée "profit".

Nous vous proposons, pour en savoir plus, cet article de Christophe Ayad paru à Libération en 2007 sur nos princes du diamant. Un article soft évidemment, (lisez le nom de l'auteur, vous comprendrez...) mais qui a le mérite de donner une base de réflexion :

"Nicky Oppenheimer, 61 ans, est le dernier des géants. La famille Oppenheimer, des juifs émigrés en Afrique du Sud est devenue indissociable de la De Beers depuis qu'elle en a pris le contrôle en 1929. Longtemps, De Beers a exercé un véritable monopole de la commercialisation du diamant, fixant les prix sans rapport avec l'offre ou la demande. Dix fois par an, l'entreprise convoque ses sightholders (ceux qui ont le droit de voir) à Londres. Ils se voient proposer, un à un, des lots de pierres brutes. Il n'y a pas de négociation sur le prix, la quantité ou la qualité. C'est à prendre ou à laisser. De Beers impose même de choisir ses propres sightholders. Tout en verrouillant l'amont, la société investit dans le marketing pour élargir l'aval. Le diamant, privilège des têtes couronnées jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, devient l'incontournable synonyme des fiançailles. La pierre se démocratise, notamment grâce à Marylin Monroe qui chante "Diamonds are girls best friends". 

Arrivé à la tête de l'entreprise en 1998, Nicky Oppenheimer trouve une maison en crise et un marché bousculé par l'arrivée de la Russie, du Canada et de l'Australie. De Beers se lance dans la commercialisation de détail. A la suite d'une alliance avec LVMH, des boutiques De Beers ouvrent aux galeries Lafayette à Paris. Pour répondre aux accusations d'alimenter les conflits en Afrique, De Beers a beaucoup oeuvré en faveur du processus de Kimberley, qui permet théoriquement la traçabilité et la certification du diamant. Maurice Tempelsman, surnommé "Tonton Maurice", est un des sightholders privilégiés de De Beers. Né en Belgique en 1929, dans une famille de diamantaires juifs, il émigre à New York au moment de la Seconde Guerre mondiale. C'est en Afrique qu'il fait fortune, notamment grâce à ses liens avec l'administration américaine, et plus particulièrement avec les démocrates. En cheville avec la CIA, il finance les campagnes électorales des Kennedy (il est le dernier mari de Jackie Onassis), de Lyndon Johnson, Jimmy Carter et Bill Clinton. Au temps de la guerre froide, il a été un proche du maréchal Mobutu, allié des Etats-Unis contre la menace communiste, notamment en Angola. Tempelsman aide Mobutu à détourner une partie de la production nationale et use de ses liens avec le chef de la rébellion, Jonas Savimbi, pour exploiter le sous-sol angolais, du moins en zone rebelle. On le trouve aussi en Namibie, en Russie et en Sierra Leone, où il travaille main dans la main avec De Beers. Dans les années 90, Mobutu est renversé et Savimbi tué. Dans la région, "Tonton Maurice" se fait supplanter par de jeunes loups comme Dan Gertler...

Dan Gertler, 39 ans, débarque une fois par mois en République démocratique du Congo, de son jet privé. Vêtu d'une kippa noire, entouré d'un rabbin et d'un garde du corps, il vient chercher son "dû". En 2000, il négocie avec feu Laurent-Désiré Kabila un contrat lui réservant l'exclusivité de l'exportation des diamants congolais... contre 20 millions de dollars, au grand dam des négociants libanais pourtant bien implantés. Joseph Kabila, son fils et successeur, a cassé le contrat sous la pression internationale. Pour en rédiger un autre, qui permet à l'Israélien d'acheter 80 % de la production à prix fixe. Sous-évalué, disent les mauvaises langues. Petit-fils de Moshe Schnitzer, président de l'Institut israélien du diamant et neveu de Shmuel Schnitzer, président de la Bourse israélienne du diamant, Gertler, proche des milieux ultraorthodoxes, illustre la montée en puissance de Tel-Aviv face à Anvers.

Lev Leviev fait partie, lui aussi, des magnats israéliens du diamant. Ce juif russe de 50 ans, fils de rabbin, émigre en Israël en 1972. Il use de ses liens en ex-URSS, soutien de Gorbatchev, il est aujourd'hui proche de Poutine pour s'assurer un approvisionnement en diamants bruts, au nez et à la barbe de De Beers, avec qui il rompt avec fracas en renonçant à son statut de sightholder. Ses relations lui sont utiles pour mettre un pied puis les deux en Angola, où il traite avec le pouvoir ex-marxiste. Ensuite, c'est la Namibie, aux portes de l'empire De Beers. Dernier sacrilège : il aide l'Afrique du Sud à monter des usines de polissage, alors que De Beers avait toujours pris soin de cloisonner lieux d'extraction et de traitement."


Comme vous le voyez, dans cet article un tantinet édulcoré, mais néanmoins proche de la réalité, ces magnats du diamant sont à la tête de véritables cartels diamantaires, vivant sur notre dos, aidés par nos chefs d'états qui nous plantent quotidiennement des couteaux dans le dos. Il ne tient qu'au peuple, de tard ou tôt, se rebeller, et se réapproprier, ce que l'oligarchie mondialiste a décidé de s'accaparer., à notre détriment en faisant couler notre sang abondamment comme si ce dernier était de l'eau.

Dan Gertler, , débarque une fois par mois en République démocratique du Congo, de son jet privé. Vêtu d'une kippa noire, entouré d'un rabbin et d'un garde du corps, il vient chercher son "dû". En 2000, il négocie avec feu Laurent-Désiré Kabila un contrat lui réservant l'exclusivité de l'exportation des diamants congolais... contre 20 millions de dollars, au grand dam des négociants libanais pourtant bien implantés. Joseph Kabila, son fils et successeur, a cassé le contrat sous la pression internationale. Pour en rédiger un autre, qui permet à l'Israélien d'acheter 80 % de la production à prix fixe. Sous-évalué, disent les mauvaises langues. Petit-fils de Moshe Schnitzer, président de l'Institut israélien du diamant et neveu de Shmuel Schnitzer, président de la Bourse israélienne du diamant, Gertler, proche des milieux ultraorthodoxes, illustre la montée en puissance de Tel-Aviv face à Anvers.

Lev Leviev fait partie, lui aussi, des magnats israéliens du diamant. Ce juif russe de 50 ans, fils de rabbin, émigre en Israël en 1972. Il use de ses liens en ex-URSS, soutien de Gorbatchev, il est aujourd'hui proche de Poutine pour s'assurer un approvisionnement en diamants bruts, au nez et à la barbe de De Beers, avec qui il rompt avec fracas en renonçant à son statut de sightholder. Ses relations lui sont utiles pour mettre un pied puis les deux en Angola, où il traite avec le pouvoir ex-marxiste. Ensuite, c'est la Namibie, aux portes de l'empire De Beers. Dernier sacrilège : il aide l'Afrique du Sud à monter des usines de polissage, alors que De Beers avait toujours pris soin de cloisonner lieux d'extraction et de traitement.





Maurice Tempelsman, surnommé "Tonton Maurice", est un des sightholders privilégiés de De Beers. Né en Belgique en 1929, dans une famille de diamantaires juifs, il émigre à New York au moment de la Seconde Guerre mondiale. C'est en Afrique qu'il fait fortune, notamment grâce à ses liens avec l'administration américaine, et plus particulièrement avec les démocrates. En cheville avec la CIA, il finance les campagnes électorales des Kennedy (il est le dernier mari de Jackie Onassis), de Lyndon Johnson, Jimmy Carter et Bill Clinton. Au temps de la guerre froide, il a été un proche du maréchal Mobutu, allié des Etats-Unis contre la menace communiste, notamment en Angola. Tempelsman aide Mobutu à détourner une partie de la production nationale et use de ses liens avec le chef de la rébellion, Jonas Savimbi, pour exploiter le sous-sol angolais, du moins en zone rebelle. On le trouve aussi en Namibie, en Russie et en Sierra Leone, où il travaille main dans la main avec De Beers. Dans les années 90, Mobutu est renversé et Savimbi tué.




Nicky Oppenheimer, le dernier géant de la famille Oppenheimer, des juifs émigrés en Afrique du Sud est devenue indissociable de la De Beers depuis qu'elle en a pris le contrôle en 1929. Longtemps, De Beers a exercé un véritable monopole de la commercialisation du diamant, fixant les prix sans rapport avec l'offre ou la demande. Dix fois par an, l'entreprise convoque ses sightholders (ceux qui ont le droit de voir) à Londres. Ils se voient proposer, un à un, des lots de pierres brutes. Il n'y a pas de négociation sur le prix, la quantité ou la qualité. C'est à prendre ou à laisser. De Beers impose même de choisir ses propres sightholders. Tout en verrouillant l'amont, la société investit dans le marketing pour élargir l'aval. Le diamant, privilège des têtes couronnées jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, devient l'incontournable synonyme des fiançailles. La pierre se démocratise, notamment grâce à Marylin Monroe qui chante "Diamonds are girls best friends".
Arrivé à la tête de l'entreprise en 1998, Nicky Oppenheimer trouve une maison en crise et un marché bousculé par l'arrivée de la Russie, du Canada et de l'Australie. De Beers se lance dans la commercialisation de détail. A la suite d'une alliance avec LVMH, des boutiques De Beers ouvrent aux galeries Lafayette à Paris. Pour répondre aux accusations d'alimenter les conflits en Afrique, De Beers a beaucoup œuvré en faveur du processus de Kimberley, qui permet théoriquement la traçabilité et la certification du diamant



Par Kemi Seba, polémiste panafricaniste, auteur de Supra Négritude, et de BLACK NIHILISM (à paraître en Septembre 2014)