lundi 18 août 2014

ET DIRE QU'ILS CONSIDÉRAIENT LE RETOUR EN AFRIQUE IMPOSSIBLE...

Avec son amie et collègue, Nina Penda Faye


Incarcérés dans les limites de leurs esprits, quelques uns parmi mes semblables, plus francophiles que les Français eux mêmes (pauvres d'eux...) disaient le retour en Afrique impossible pour un afro-descendant. Ils débattaient pleins d'arrogance et de virulence à mon encontre, les mains pleines de bucket KFC, me traitant de fou (car je rêvais de développer notre continent) prédisant qu'il m'était impossible de m’intégrer sur la terre MÈRE, car à les ’entendre, un Noir de la diaspora avait un logos français incompatible avec la vie en Afrique. Eux mêmes, pourtant africains, qui faisaient des pieds et des mains, qui se mettaient bien souvent à quatre pattes pour être acceptés par une civilisation occidentale (qui n'est pas la leur), pensaient que se réintégrer auprès de leurs semblables, leurs aïeux, était IMPENSABLE, INFAISABLE, IRRATIONNEL.

Et pourtant, même si rien ne fut facile, JE SUIS VENU, J'AI VU, J'AI PERCE, J'AI VAINCU.

J'ai pleuré sur ce continent africain au début, déboussolé par les difficultés d'adaptation, l'abandon des privilèges d'Occident, et de sa société de surconsommation, puis j'ai souri. J'ai souffert lors des premiers temps, puis je me suis épanoui. 



Traité par les gouvernements européens comme un terroriste (http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/autorites-genevoises-refoulent-predicateur-panafricain-kemi-seba/story/18547002), l'Afrique m'a décoré, m'a anobli, me présentant pour ce que je suis réellement (http://www.nofi.fr/categories/97-biographies/articles/1004-kemi-seba#.U_CMTfkhB8E), un penseur et activiste panafricain anti-mondialiste, prêt à tout pour contribuer à la défense de son peuple, sur le continent ou dans la diaspora.

Un homme, qui, avec tous les peuples opprimés, est ami. Connu au départ par de nombreux frères et sœurs de la diaspora, mais par très peu d'Africains continentaux (à part les cercles panafricanistes qui suivaient mon combat face à l'oligarchie française en Occident), l'émission TV le GRAND RENDEZ VOUS m'a permis de me faire entendre de millions de gens (qui pour la plupart, n'ont pas accès à internet), pas seulement au Sénégal, mais dans toute la partie francophone du continent.
Je faisais des conférences dans les caves ou les ghettos en Occident, ostracisé que j'étais par le français gouvernement, je peux aujourd'hui m'exprimer dans les plus prestigieuses universités africaines de tous les temps. Je donne de la force à une masse importante de gens, pour qui la dignité est la première des traditions.
Avec des fans d'une école supérieure de commerce à Dakar.

Mon discours n'exhorte pas TOUS MES PARTISANS de la diaspora à rentrer en Afrique, car c'est INFAISABLE, tout le monde n'est pas prêt à abandonner tous les avantages qu'offre le confort de cette BABYLONE que nous critiquons tant pourtant, et d'autre part, d'autres peuvent aider la terre mère, en s'organisant communautairement parlant, de là où ils sont (sur la terre oxydée d'Occident), à l'image des diasporas chinoises à travers le monde. Sans parler de l'avant-garde du peuple d'Afrique, les Caribéens, qui n'ont pas nécessairement besoin de rentrer en Afrique pour se battre pour les nôtres, tant leur indépendance sur leurs propres îles serait déjà une LIBÉRATION pour nous tous, compte tenu du fait qu'ils sont plus que jamais UN SYMBOLE IMPORTANT POUR nous autres panafricains dans notre ensemble.
Je dis simplement, que la minorité des nôtres ou les Occidentaux qui ne croient en nos rêves, écartez vous, car nous ne vous demanderons pas d'autorisation pour entamer le processus de RÉSURRECTION de notre continent.

~ Kemi Seba