mercredi 2 juillet 2014

Les Dieux Noirs : Fondateurs de la civilisation


Nous allons maintenant voir de plus près que le caractère soi-disant Nègre de l’origine de tous ces peuples, et par voie de conséquence de la tierce civilisation perdue, est impossible à contourner. En ce qui a trait à l’Égypte, sans compter toutes les recherches prodigieuses du Dr. Diop, on a pu voir que tous les auteurs, philosophes et historiens Grecs de l’Antiquité s’accordent unanimement sur la question. Il s’agit bel et bien d’un peuple noir. Ce ne sont que les thuriféraires du pseudo intellectualisme de l’époque de l’age des (soi-disant) lumières en Europe, ainsi que leurs épigones modernes qui ont en vain tenté de le dénier. 

En effet, avant l’avènement des caucasiens sur la Terre, tous les peuples fondateurs des grandes civilisations orientales, tant en Asie qu’en Afrique, étaient d’une descendance dite Kouchitique. Ce nom de code est souvent utilisé par les anthropologues et les historiens pour camoufler l’origine noire de ces peuples. Le nom Kouch figure également dans la Bible et a toujours fait allusion au peuple Éthiopien. Le nom « Éthiopie » vient de la langue grecque et veut littéralement dire « face brûlée ». Dans toutes les anciennes nations de la planète, les chercheurs ont trouvé les vestiges de ces faces brûlées à la racine de leur existence. Du Japon à la péninsule Ibérique, tout pointe vers la lumière des aborigènes Noirs de la planète à la base du monde civilisé. 


Même en Amérique Antique, dans le cas des Mayens et des Olmèques, on trouve les traces notoires d’une présence soi-disant Nègre comme élément fondateur de ces grands peuples. Le Professeur Ivan van Sertima a produit un nombre incontestable de preuves archéologiques à l’effet de plusieurs visites Africaines sur le continent Américain, et ce, bien avant la venue de Christophe Colomb en 1492. Il existe en Amérique du Sud, parmi les monuments Olmèques, de gigantesques têtes taillées dans des blocs allant jusqu’à 200 tonnes. L’archéologue américain Matthew W. Stirling décrit plus spécifiquement ces mystérieuses têtes géantes, ornées de casques d’un style manifestement Nubien (Africain), érigées en vénération et en honneur de ces anciens visiteurs du continent Américain que les Mayens appelaient les « premiers hommes » : 

« Taillée dans un seul bloc de basalte massif, la tête reposait sur une fondation de dalles de pierre non équarries (…). Une fois débarrassée de la terre qui l’entourait, elle offrit un spectacle stupéfiant. Malgré les grandes dimensions de la sculpture, l’exécution est délicate et sûre, les proportions sont parfaites. Sans équivalent sur l’ensemble du continent américain, elle est remarquable pour le réalisme de son traitement. Les traits sont prononcés, et d’un caractère étonnamment négroïde.» 

Dans sa propre stupéfaction devant ces monuments, l’auteur Graham Hancock explique que ces têtes mystérieuses Nègres symbolisent «le secret de l’homme représenté aux commandes d’une énigmatique machine…, le secret des hommes noirs… » 

Cependant, à la lumière du sentiment d’infériorité congénitale qui nous a si profondément été inculqué, il est compréhensible que certaines personnes ait de la difficulté à saisir ou même à accepter que le soi-disant Nègre est en réalité; le Père de la civilisation. Néanmoins, l’histoire, qui nous a été crapuleusement cachée, est tout aussi claire sur la question qu’elle l’est sur celle des pages sanglantes du génocide des caucasiens à notre égard. En fait, c’est l’une des raisons pour lesquelles l’auteur de ce livre s’efforce, autant que possible, de citer majoritairement et autant de fois qu’il est nécessaire, des experts, des historiens, des archéologues et des auteurs blancs. Car, par anticipation du scepticisme des Noirs à propos de leur propre grandeur, il serait plus facile, dans un contexte où nous avons tendance à nous dévaloriser nous-mêmes, d’accepter cette grandeur si elle est affirmée par la plume de nos anciens maîtres d’esclaves, qui, de toute évidence, n’ont absolument aucun intérêt d’investi dans la question, les rendant ainsi plus « crédibles » pour la psyché Noire fragmentée et dépourvue de fierté ancestrale. 

Dans cette optique, j’interpelle le Dr. Thomas Bertram, qui témoigne de l’antériorité de la race Noire en tant que source fondatrice des grandes civilisations de l’Antiquité, tant en Asie qu’en Afrique, en commençant par les premiers habitants de l’Arabie : 

« Les habitants originels de l’Arabie… n’étaient pas les Arabes familiers de notre époque, mais une race beaucoup plus foncée. Une ceinture proto-négroïde de l’humanité qui s’étendait à travers tout l’ancien monde de l’Afrique jusqu’en Malaisie. Cette ceinture, par l’entremise des processus environnementaux et évolutionnaires, s’est transformée, donnant place aux peuples Hamitiques de l’Afrique, aux Dravidiens de l’Inde, et à un peuple foncé intermédiaire habitant dans la péninsule Arabe. Avec le temps deux grandes migrations de peuples au teint pal sont venues du nord, un d’entre eux, les Mongoloïdes, qui passa à travers et qui transforma la ceinture d’hommes foncés au-delà de l’Inde; les autres, les Caucasiens, qui frappèrent entre l’Inde et l’Afrique. »

En ce qui a trait à la perception de ces pères de la civilisation, c’est-à-dire les membres de la race Noire, pour la plupart des autres peuples, notamment les Grecs, Lady Flora Shaw Lugard atteste que leur image était tout à fait contraire à celle que les caucasiens ont de nous aujourd’hui. Selon ses recherches : 

«La gloire des Éthiopiens était vastement répandue dans l’histoire ancienne. Hérodote les décrits comme étant « les plus grands, les plus beaux et ceux qui vivent le plus longtemps de toutes les races humaines, » et avant Hérodote, Homère, dans un langage encore plus flatteur, les décrits comme « les hommes les plus justes; les favoris des dieux. » Les annales de toutes les premières grandes nations de l’Asie Mineur en sont remplies. Les récits Mosaïques en font souvent référence; mais tandis qu’ils sont décrits comme les plus puissants, les plus justes, et les plus beaux de la race humaine, ont parle constamment d’eux comme étant noir, et il ne semble y avoir aucune autre conclusion possible, que celle selon laquelle à une époque reculée de l’histoire la race prédominante du monde occidental était la race noire.» 

La perception des Noirs a connu un revirement de 180° au cours des derniers millénaires. Car nous sommes littéralement, comme la Bible le mentionne, passés des premiers aux derniers (Matthieu XX :16). Non seulement les Noirs étaient-ils perçus avec la plus grande estime, mais dans toutes les religions de l’Antiquité, les Grands Dieux Originels étaient tous, sans exception, des Dieux Noirs. M. Gerald Massey, un savant britannique de l’Antiquité et de la religion égyptienne au XIXe siècle, fait référence au « Dieu Nègre » dans son livre « Book of Beginnings » : 

« Concernant l’origine du dieu nègre, et cette lignée de descendance à travers le dieu-étoile noir, le dieu noir et or du Soleil et de Sirius, et le dieu noir qui était le soleil des ténèbres, les Typhoniens (blancs d’Égypte) y sont restés fermement dévoués, peu importe s’ils adoraient Sut-Nashi en Nubie, ou Sutekh en Syrie… ou Jah (Yahweh) en Israël. »

Un autre grand chercheur britannique du nom de Godfrey Higgins, dans son ouvrage monumental du 19e siècle intitulé, « Anacalypsis : An inquiry into the origin of languages, nations and religions », affirme cette proposition de façon très directe : 


« … [Il] y a eu plusieurs races différentes de rouges ou de blancs ainsi que de noirs ; mais que les originaux parmi tous les Dieux étaient tous de la race noire, de la classe des fidèles de Krisna, après que la race noire ait prise la forme dans laquelle on la retrouve… que le gouvernement pontifical consistait originellement de cette race; et qu'en Orient [Asie], toute la population était de cette race (…)» 

Voilà une affirmation assez fulgurante venant d’un grand chercheur de l’aristocratie de la Grande-Bretagne au XIXe siècle. Il n’est pas étonnant que cet ouvrage ne soit jamais devenu très populaire. Même qu’à l’Université de Montréal, par exemple, il n’est disponible que par consultation sur place uniquement. Heureusement, les éditions A&B aux États-Unis l’ont republié et les deux tomes gigantesques de cette œuvre sont maintenant accessibles à la masse qui peut lire l’Anglais. Ainsi, le même auteur ajoute : 

« Si nous supposions que l'homme ait atteint un haut point de culture mentale cinq ou six cents ans avant l'entrée du soleil en bélier, le calcul pourra démontrer, que cela lui aurait donné le temps d'avoir eut une connaissance, à partir de l'astronomie, de l'approche d'une comète dans vingt-neuf siècle. En conséquence du préjugé (car c'est bien un préjugé) contre le [soi-disant] Nègre, ou devrais-je dire, contre la possibilité que le [soi-disant] nègre, soit érudit et scientifique, relevant d'une familiarité avec le caractère nègre actuel, j'admets avec grande difficulté la théorie selon laquelle toutes les premières connaissances astronomiques des Chaldéens ont été acquises ou inventées par sa race, et que les Chaldéens étaient originellement des Nègres.»

Notez la mention, « avec grande difficulté », dénotant que l’auteur, après ses 20 années de recherches, a été obligé, par force d’honnêteté intellectuelle, de reconnaître les origines Nègres des fondateurs de la civilisation et des sciences, ainsi que la race des Dieux Originels. Parmi le nombre de ces Dieux qui furent initialement Noirs, M. Higgins fait mention d’Hercules, Zeus, Apollo, Maya, Ma Kali, Bouddha et Krisna. Dans le cas de ce dernier, la déduction est assez simple, car le nom Krisna signifie littéralement « Le Noir ». Jusqu’à maintenant, de célèbres Gourous Hindous comme Srila Prabhupada, font souvent référence au Seigneur Krisna en tant que « Seigneur à la peau foncée. » Le préfixe « Hare » que l’on entend souvent par les adeptes de cette religion, veut tout simplement dire « Louange ». Ce faisant, lorsqu’une personne Noire entend les fidèles de Krisna s’exclamer « Hare Krisna », elle devrait se retourner en leur disant merci, car ces derniers viennent tout juste de dire, littéralement : «Louange au Noir!»


D’ailleurs, non seulement Krisna était-il Noir, mais l’ennemi juré de celui-ci, le Démon Nikumbha, démontre des caractéristiques tout à fait opposées. Dans le livre intitulé « Krisna : L’amant divin », il y a une image de ce démon avec une tête de loup, et son corps est orné d’une peau blanche comme neige, ses yeux sont bleus comme le ciel et ses cheveux sont blonds. En d’autres termes, un parfait caucasien. Dans une scène mythique dont l’image est tirée du même livre, qui dépeint la bataille d’ordre cosmique entre Krisna et le Démon Nikumbha, on voit clairement le Dieu dessiné avec la peau excessivement noire portant sa couronne, pendant qu’il est en train de trancher la tête de son ennemi, faisant ainsi tomber la couronne de ce dernier et mettant fin à son règne du mal. Il semble y avoir dans cette image, un message clair à propos de la guerre entre deux peuples. 


Toujours en ce qui a trait à la race d’origine des Dieux, soit la race noire, il en est de même dans le cas de Bouddha, qui, dans toutes les statues les plus anciennes, est représenté comme un homme avec des cheveux crépus ou frisés, des lèvres très épaisses et un nez élargi. Tout comme Krisna, ce dernier était probablement de la descendance du peuple Originel de l’Inde, c’est-à-dire les Dalites ou les Intouchables Noirs qui habitent principalement au Sud du pays. À cet effet, M. Gérald Massey soutient le bien fondé de l’origine Nègre de Bouddha : 

« Il est certain que le Bouddha Noir de l’Inde fut imaginé du type Négroïde. Dans le Dieu Noir Nègre, qu’il soit nommé Bouddha ou Sut-Nashi, nous avons une donnée. Les membres du premier peuple à avoir façonné l’image divine sous la forme Négroïde de la famille humaine devait selon toute connaissance de la nature de l’homme, avoir été eux-mêmes des Nègres. » 

Effectivement, les peuples Dravidien (soi-disant Hindou), Sumérien, Mésopotamien, Élamite et Chaldéen (le peuple d'origine du Patriarche Abraham dans la Bible) étaient tous de la race Noire. Cependant, comme nous l'enseigne l'Honorable Elijah Muhammad, la raison pour laquelle les Caucasiens ont insisté à reléguer notre histoire à l'Afrique tribale, était tout simplement pour nous dissuader que l'Homme et la Femme Noirs n'avaient aucune autre famille en dehors de notre propre continent immédiat. Et que sur ce continent en question, nous n'étions que des sauvages barbares et complètement dépourvus de civilisation. Grâce à la Connaissance de Soi qui nous a été amenée par l'enseignement du Messager (Elijah Muhammad) nous savons maintenant que l'Homme Noir Originel Asiatique est Universel, et que sa famille s'étend d'un bout à l'autre de la planète. 

Pour étayer davantage cette affirmation, en prenant pour exemple le peuple de Sumer, notons que l’origine du nom « Sumérien » vient du Professeur Français Julius Oppert, mais avant lui, Sir Henry Rawlinson, qui est responsable d’avoir exhumé les premiers vestiges de cette grande et puissante civilisation, faisait référence à ces derniers en tant que «Kouchitiques». Les Sumériens eux-mêmes se donnaient le nom des «Têtes Noirs». Dans un essai écrit sur l’histoire de Babylone, le Professeur Rawlinson offre quatre principales raisons pour lesquelles les premiers Sumériens et Babyloniens seraient d’origine Éthiopienne (Noire). 

(1) Tout d’abord, il maintient que le système d’écriture employé par les Sumériens est excessivement proche de celui des Égyptiens, qui on le sait, sont irréfutablement d’origine Éthiopienne. (2) Dans la Bible, Kouch (Éthiopie) et Misraim (Égypte) sont des frères, et de ce dernier, Nemrod (Babylone) est né. (3) En ce qui a trait à la langue des premiers Babyloniens, le vocabulaire est manifestement Éthiopien selon les recherches de M. Rawlinson. (4) Toutes les traditions de Babylone et de l’Assyrie pointent vers une connexion très ancienne entre l’Éthiopie, le Sud de l’Arabie et les villes de la Basse Euphrate. 

Le Dr. H. R. Hall, du département des Antiquités Égyptiennes et Assyriennes, dans le Musée Britannique, était persuadé que les Sumériens étaient des Dravidiens qui avaient migrés de l'Inde. Les Dravidiens eux-mêmes étaient si ostensiblement Nègres ou Éthiopiens en apparence, que l'historien grec Hérodote disait constamment qu'il y avait deux Éthiopie; une en Égypte, et une autre en Inde. Cela est étayé par le Professeur Lynn Thorndike, décrivant les Dravidiens comme étant de «petits, hommes noirs aux nez Nègres». Cependant, l'héritage Noire Asiatique reste fermement réprimé dans le public. Lorsqu'il est question de la civilisation Hindou, les descendants caucasiens de la région, qui ont envahi le peuple originel, ont cherché à s'approprier toute la grandeur des accomplissements Dravidiens, telle l’architecture, la littérature, l'astronomie, les systèmes d'égouts sophistiqués, etc. Néanmoins, Sir John Hammerton remet adroitement la pendule à l'heure juste sur la question : 

« (Dans) la littérature ancienne des Aryens de l’Inde [selon M. Strubbs], les hymnes du Rigveda, qui, selon l’accord général, date approximativement de 1000 av. J.-C., parlent du peuple que les fiers envahisseurs Aryens ont trouvé en Inde en tant que Dasas ou esclaves barbares à la peau noire. Mais la fierté de la race Aryenne a reçu un choque considérable par les investigations archéologiques tenues dans la vallée d’Indus. Ici plusieurs preuves ont été trouvées d’une race dont la civilisation complexe et la haute culture étaient de niveau égal, parfois même supérieur à celle de la Mésopotamie et l’Égypte antérieures. » 

Aujourd’hui, les Intouchables Noirs en Inde partagent avec l’Homme et la Femme Noirs de l’Afrique (sur le continent et dispersé dans la diaspora) un profond sentiment d’infériorité congénitale. Les descendants des Aryens leur ont inculqué à eux aussi la haine de soi. Plusieurs d’entre eux ont honte de leurs racines Noires, portant cet héritage comme l’étiquette du mépris. Toutefois, il existe des Indiens aborigènes qui combattent pour revendiquer la gloire de l’héritage Noire de la civilisation Dravidienne, une fierté qu’ils rattachent, tout comme nous devrions le faire à l’égard de l’Asie, à leurs ancêtres Éthiopiens venus d’Afrique. Le militant Indien V. T. Rajshekar affirme la notion Indienne du « Black Power » dans les paroles suivantes : 

«La conscience historique collective est un moyen de survie. Si les Intouchables Noirs aujourd'hui tentent de cacher leur identité, s'ils ont honte de leur origine et d'admettre qu'ils sont des Intouchables, c'est parce qu'ils ne sont pas conscients de leur passé glorieux. [Cheick Anta] Diop dit que les Noirs peuvent regagner leur personnalité, qu'ils peuvent devenir fiers de leur passé si on leur dit « qui ils sont », et «qu'est-ce qu'ils sont». Cela signifie que nous devons découvrir nos racines, nos déesses, notre religion, nos ancêtres, notre histoire.» 

Peu de gens réalisent que la population Noire en Inde constitue la plus importante population Noire au monde en dehors de l’Afrique. Il y a plus de Noirs en Inde qu’il y a de gens en Europe. Nous voyons ainsi la grande signification derrière la sagesse de l’Honorable Elijah Muhammad en revendiquant une identité Noire Universelle, car nous sommes un peuple Universel, à la racine même de l’Univers. C’est à travers le regain de notre identité réelle que nous serons en mesure de manifester à nouveau notre potentiel de Bâtisseurs et Pères de la Civilisation. 

Il est donc primordial de comprendre qu’effectivement, le Noir est magnifique, et non le symbole de notre infériorité. Nous sommes Noirs à cause de la puissante mélanine qui orne notre enveloppe épidermique. Cette substance, produite par la tyrosine de notre corps, est aussi présente partout dans l’univers, tout comme la matière Noire énigmatique imprégnée dans tout le cosmos, qui a été découverte par les astrophysiciens au début des années 30. La mélanine, par sa capacité naturelle d’absorber la lumière du Soleil, fait littéralement du peuple Noir les enfants de la lumière. 

Cette absorption de l'énergie, propre à la nature intrinsèque du fonctionnement de la mélanine de notre corps, s'étend aussi sur notre propension rythmique et musicale, ainsi que sur notre capacité de syntoniser la fréquence du champ électromagnétique de la planète. C'est pourquoi le peuple Noir est un peuple si rythmé et intuitif (vous avez probablement remarqué que les Blancs - sans préjugés - ont toujours de la difficulté à s'accorder au rythme de la musique et de la danse), et c'est la raison pour laquelle nous avons une si forte connexion entre nous et avec la nature. Cette substance qui nous rend physiquement Noir est l'élément biochimique qui fortifie la glande pinéale par l'entremise de la mélatonine, le centre même de l'activité spirituelle dans le cerveau, ce que nos ancêtres appelaient le Troisième Œil (c'est l'une des raisons pour lesquelles on dit souvent que le peuple Noir et les peuples au teint foncé semblent être plus spirituel). 

En effet, le Noir n’est pas une couleur, mais la totalité du spectre des couleurs. Le Blanc pour sa part, du point de vue de la physique, est l’absence totale de la couleur. Or, il est impossible que le peuple blanc puisse avoir donné naissance à l’humanité. C’est pourquoi le généticien Gregor Mendel disait que les yeux bruns sont génétiquement dominants et les yeux bleus sont récessifs. La psychiatre Afro-américaine Dr. Frances Cress Welsing, dans son livre « The Isis Papers : The keys to the colors », émet la thèse de la Confrontation des Couleurs pour expliquer la relation du peuple Blanc vis-à-vis des autres peuples de couleurs, particulièrement le peuple Noir. Elle affirme que la déficience pigmentaire des Caucasiens, les empêchant de produire de la mélanine, cause en eux une perte de connexion avec la nature et une propension à l'agressivité envers les peuples au teint foncé, selon Dr. Welsing (p. 238) : 

« … l’absence de pigment noir dans la peau et dans les autres aspects du système nerveux – affaiblissent grandement le niveau de sensibilité du système nerveux et la capacité de syntoniser le spectre entier des fréquences d’énergies dans l’univers. » 

Elle ajoute également : 

« Cette déficience de la conscience sensorielle donne place à l’absence d’harmonie (le chaos et la destruction), ce qui est le mal. Ainsi, l’injustice et le mal de la suprématie blanche ont non seulement leur fondation dans le statut minoritaire numérique de l’ensemble de la population blanche et de son statut génétiquement récessif en termes de la production de mélanine pigmentaire, mais l’absence même de mélanine dans le système nerveux à des degrés significatifs (diminuant l’entrée sensorielle et donc la sensibilité) est un facteur contribuant additionnelle au problème de l’injustice de la suprématie blanche. » 



Conséquemment, l’esclavage et le colonialisme qui découlent de la pensée de la suprématie blanche nous ont dérobé du sens de notre propre valeur. Les connaissances qui démontrent notre grandeur ont été réprimées et cachées. Cependant, les sages de ce monde savent que le Noir est au centre du grand mystère de l’Univers. Dans « La Doctrine Secrète » de la très célèbre théosophe Mme Blavatsky, la noirceur est décrite de la façon suivante : 


« La noirceur a toujours été associée au premier symbole et elle l’entour tel que démontré par les corbeaux noirs des Hindous, des Égyptiens, des Chaldéo-Hébreux et même des Scandinaves – d’où les corbeaux noirs, les colombes noires, les eaux noires et même les flammes noires; la septième langue d’Agni, le dieu du feu est appelé Kali’, le noir’… Deux colombes noires s’envolèrent de l’Égypte et se sont posées sur des chênes de Dodone, et donnèrent leur nom aux dieux Grecs. Noé laissa partir un corbeau noir après le déluge… les corbeaux noirs d’Odin battaient (des ailes) autour de la Déesse Saga et lui chuchotèrent le passé et le futur. Quelle est la réelle signification de tous ces oiseaux noirs ? Ils sont tous connectés avec la sagesse primordiale, qui découle de la Source pré-cosmique de tout… ils ont tous un sens identique et font référence à l’Homme Archétype (Adam Qadmon) à l’origine créatrice de toutes choses… » 

La description ci-dessus s’imbrique parfaitement avec la définition de l’Homme Originel de l’Honorable Elijah Muhammad. Le Adam dont-il est question est le Kali Hamsa de la sagesse Dravidienne, c’est-à-dire le véhicule par lequel l’Esprit de Dieu se transmet dans le monde. C’est pourquoi Jésus enseignait que le corps est le réel Temple de Dieu. Paul a écrit, « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (I Corinthiens 3 :16) Selon l’Honorable Elijah Muhammad : 

« Vous apprenez que l’Homme Noir est la première créature sous le Soleil. Vous devez réaliser que l’Homme Noir a été le premier à voir la lumière après être sorti de la noirceur. Il est sorti de la noirceur totale et était (lui-même) noir… Sa propre couleur correspond avec les conditions de ce qui est maintenant les Cieux et la Terre, qui n’étaient rien d’autre que la noirceur totale. » 


L'ensemble du processus de la Résurrection, telle qu’enseignée par l’Honorable Elijah Muhammad, constitue le retour vers cette Condition Divine. Nous avons vu jusqu'à maintenant les preuves étayant non seulement le fait que l'Homme et la Femme Noirs représentent les Pères et Mères de la civilisation, mais que la civilisation elle-même est beaucoup plus âgée que le proposent les historiens et archéologues orthodoxes caucasiens. D'après la reconstitution des faits mis à notre disposition par les différents auteurs cités dans ce chapitre, il est fort acceptable de conclure que la grande civilisation Noire a disparu, il y a 15 000 ans, à cause d'un cataclysme important, comme il est mentionné dans la Bible et dans 500 autres récits mythologiques à travers l'Antiquité, soit « Le Grand Déluge ».

~ Roger Atangana Muhammad