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mardi 24 novembre 2015

Quelle représentation se fait l’homme blanc de la femme noire ?



Après enquête le verdict tombe tranchant comme le coutelas. Une noire ne pèse sur la balance de la séduction que par les fantasmes qu’elle suscite, largement à cause des stéréotypes liés à sa couleur. Yann Le Bihan chercheur au laboratoire de psychologie sociale de l’EHESS à fait la constatation suivante :

« J’avais remarqué que la femme noire exerçait une certaine attraction sur les hommes blancs de mon entourage. Je voulais comprendre pourquoi. Ensuite savoir quelle était la représentation associé a cette attraction, en me focalisant sur deux aspects : la fonction de la représentation et le rôle qu’y jouait le statut social. »

Yann Le Bihan a employé pour ce faire plusieurs méthodes complémentaires : entretiens directs (association de mots), petites annonces piégées (même annonces avec 3 libellés différents dans 2 journaux au lectorat différent).

Introduire des variables a permis d’obtenir une base de comparaison et une grille d’analyse par rapport à la noire. Les résultats sont désespérants, car ils établissent d’une manière formelle que les idées reçues et les stéréotypes ont la vie dure. La femme noire apparaît comme une femme de second choix, vers qui l’homme blanc se tourne lorsque tout autre choix est épuisé.

La femme noire se réduit aux yeux du blanc à un pur fantasme sexuel. Elle est réduite à une série de clichés aussi négatifs les uns que les autres. Elle en prend pour la couleur de sa peau. Une tendance qui s’est amorcée dès la phase des entretiens directs. A son évocation, la quasi-totalité des hommes interrogés avaient associé instantanément des mots sexualité, volupté , sensualité etc. à la femme noire. Toutes les descriptions données par les hommes blancs furent exclusivement centrées sur le corps de la femme noire.

Quant aux petites annones, elles ont correspondu aux caractères sexuels de l’intérêt porté aux femmes noires. Sur les 3 annonces il y a eu 637 réponses : blonde 241 soit 41%, métisse 213 soit 33,4% et noire 163 soit 25,6%.

Le constat est le suivant : les hommes qui se sont intéressés à la femme noire sont loin de faire partie de la crème sociale ou de l’élite économique. Il s’agit ensuite d’hommes assez âgés par rapport à l’âge correspondant à celui de l’annonce ; en moyenne + de 43 à + de 50 ans présentant des stigmates ou des handicaps physiques limitant leur charme et leur pouvoir de séduction, enfin tout ce qui compromet de pouvoir séduire une jeune femme de 20 ans leur cadette.

Ce qui inversement signifie qu’une femme noire ne suscite pas l’intérêt d’un jeune homme blanc de même classe d’âge, de même niveau social et économiquement à l’aise.

Autre triste constat, la femme noire a eu plus de réponse d’homme économiquement inactif, au chômage avec une proportion de divorcés plus élevée. Egalement de provinciaux ayant un capital économique plus faible et un statut social plus bas que la moyenne. Certains ont même indiqué rechercher une femme solide pour les travaux des champs…

Sur les critères de relations sérieuses et du mariage, si les blondes et métisses ont bien reçu des réponses à caractère nuptial, la noire en revanche a croulé sous les indécences d’ordre sexuelles. Ce qui recoupe les entretiens directs au cours desquels elle était dépeinte comme voluptueuse, lubrique,sexuellement disponible etc.

Comment les hommes blancs sont-ils arrivés à associer systématiquement femme noire et sexualité, voir perversité ?

D’après Yann Le Bihan l’explication se trouverait dans le stéréotype que véhicule les noirs d’une manière plus générale. Si l’homme blanc fantasme sur la femme noire, la femme blanche peut aussi avoir la projection fantasmagorique de l’étalon noir. Car homme et femme noir dans ce stéréotype sont tous deux dotés d’une sexualité débridée. On peut définir cette attitude comme liés aux aspects négatifs que représentent les stéréotypies. Mais aussi de préjugés négatifs pré-définis non fondés et dévalorisants. Ce qui nous mène à une attitude discriminatoire et raciste.




Source : feobus.centerblog.net

lundi 23 novembre 2015

Les Signares, la minorité métisse matriarcale du Sénégal


Les signares (du portugais senhoras) sont les jeunes femmes métisses, issues du mariage de Portugais (puis de Français ou d'Anglais) avec des femmes wolofs et peules de la Petite-Côte du Sénégal, dans les comptoirs de Rufisque (Rufisco) au XVIIe siècle, puis de Gorée et finalement de Saint-Louis jusqu'au milieu du XIXe siècle.

Signare : aquarelle de l'abbé David Boilat,
(extrait de son ouvrage Esquisses sénégalaises, 1853)

Histoire


Origine et évolution


Cette francisation du mot portugais senhora (dame) désigne à l'origine les femmes africaines qui, vivant en concubinage avec des Européens influents, acquièrent un rôle économique et un rang social élevé. Les signares semblent avoir existé depuis la fin du xve siècle dans les comptoirs portugais sur toute la côte occidentale entre le Sénégal et le cap des Palmes. Le terme s'applique ensuite à toute femme retirant une certaine notoriété soit de son métissage soit de son habileté de commerçante, souvent des deux à la fois.

Arrivés à la suite des navigateurs portugais, les lançados s'adaptent au mode de vie africain et engendrent les premières communautés métisses notamment aux escales de Rufisque, Portudal et Joal. Parmi ces aventuriers se trouvent des individus en délicatesse avec la justice mais aussi des personnes de confession juive refusant de se convertir au catholicisme.

Intérieur de signare (gravure de 1890)

L'arrivée de la France et de l'Angleterre, en transformant le Sénégal en zone de guerre, détruisit cette première micro-civilisation féminine de la petite côte et le système économique pacifique, qu'elles avaient su développer avec leurs familles wolof et peules et leurs pères portugais (souvent de confession israélite). Les signares émigrèrent de la petite côte du Sénégal vers les îles de Gorée et Saint-Louis au début du xviiie siècle pour se mettre à l'abri des guerres déclenchées par les Occidentaux entre les rois du Sénégal pour obtenir des esclaves en échange d'armes à feu, de poudre, de munitions, de verroteries et de pièces d'Indienne (morceaux de tissu importés d'Inde puis fabriqués à Rennes dans le cas de la France).

Par la suite les signares dédaignent le simple concubinage et développent, entre le xviiie siècle et le xixe siècle, une pratique de mariages à la mode du pays qui ressemble plus à l'application d'un droit coutumier africain ou musulman qu'aux préceptes matrimoniaux français. Les premières femmes à convoler ainsi viennent en majorité de la communauté des noirs catholiques affranchis ou des captifs domestiques*. Ces mariages durent habituellement le temps du séjour du mari et il arrive que la même femme épouse successivement les quatre ou cinq titulaires consécutifs d'une même fonction, devenant ainsi la « femme de l'emploi ». Non seulement le mari européen apporte des avantages matériels immédiats mais il laisse après son départ maison, esclaves et capital à faire fructifier dans le commerce. Ces mariages à durée limitée sont entérinés par les pouvoirs publics même après l'application du Code Civil en 1830.

La Signare de Gorée avec ses esclaves, gravure polychrome d'Adolphe d'Hastrel.
Musée de la Compagnie des Indes (Lorient)

Ils ne représentaient pas plus de 15 % du total des unions. Les signares étaient fortement attachées aux unions endogamiques entre métis (80 % des unions), seules capables de pérenniser leur culture et de préserver le capital accumulé de mère en fille sur plusieurs générations. Les mariages avec des Occidentaux étaient élitistes et avaient pour objet de construire en France et en Angleterre de puissants réseaux d'affaires familiales et de faire bénéficier leur communauté de la protection permanente de leurs parentés occidentales contre d'éventuels brutes envoyées à Gorée par les administrations de ces nations. Les Signares ne se mariaient donc jamais avec de simples matelots, mais avec des cadres bourgeois ou aristocrates français et anglais. Les signares ne sont pas issues du mariage de femmes africaines esclaves avec des Occidentaux mais bien d'unions libres entre femmes lébous ou wolofs parfois faisant partie de l'aristocratie et des Occidentaux. Une des nièces de la reine du Waalo Ndaté Yalla était d'ailleurs une signare.

Un bal de signares à Saint-Louis (gravure de 1890)

Les signares réussirent au cours de différentes périodes à résister aux gouverneurs et officiers fraîchement débarqués qui contestaient leur pouvoir et leurs privilèges. Grâce à leurs réseaux familiaux, elles arrivaient sans peine à atteindre les instances du pouvoir monarchique en France comme en Angleterre afin de contrecarrer toute décision déstabilisant leur mode de vie.

Ces rusées mulâtresses (métisses), appelées communément signares (qualificatif de rang et non pas de couleur), étaient réputées pour leur beauté envoûtante et leurs richesses, qu'elles firent fructifier habilement. Entre coquetterie quotidienne, fêtes dominicales et entretien de suites grouillantes de petites captives richement parées (esclaves sauvées de la traite négrière et intégrées aux maisons des signares), elles menèrent des vies de femmes fatales, cultivant à l'extrême la sensualité.

* L'origine sociologique des signares de Gorée, n'est pas liée à la servitude (esclave) mais bien au contraire à des unions entre personnes libres ; l'affirmation ci-dessus est contraire aux résultats de recherches du professeur Jean Boulègue de l'EHESS (Paris) et aux actes notariés des Archives nationales de France. L'auteur a probablement confondu avec les signares de Saint-Louis du Sénégal qui elles sont en partie issues de cette strate sociologique comme l'atteste la thèse de Nathalie Reysse - Sorbonne Thèse de Doctorat 1982.

Quelques signares célèbres, leurs maris et leur descendance



Stanislas Jean de Boufflers, marquis de Remiencourt

Mary de Saint Jean de Gorée, épouse du Député Barthélémy Durand Valantin vers 1843
Barthélémy Durand Valantin (5 décembre 1806 - 1864),  

Bibliographie


  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Joseph Roger de Benoist, Abdoulaye Camara et Françoise Descamps, « Les signares : de la représentation à la réalité », dans Abdoulaye Camara & Joseph Roger de Benoist, Histoire de Gorée, Maisonneuve & Larose,‎ 2003
  • Joseph Roger de Benoist et Abdoulaye Camara, Gorée, Guide de l'île et du Musée historique, Publication du Musée historique, Dakar, avril 1993
  • Joseph Roger de Benoist, Abdoulaye Camara, F. Descamps, X. Ricou et J. Searing, Histoire de Gorée, Maisonneuve et Larose, 2003
  • Abdoulaye Camara, « Gorée : Passé, présent et futur » in Le Patrimoine culturel africain, Maisonneuve et Larose, 2001
  • Jean-Luc Angrand, Céleste ou le temps des Signares, Éditions Anne Pépin, 2006, essai.
  • Guillaume Vial, Les signares à Saint-Louis du Sénégal au XIXe siècle : étude critique d'une identité métisse, Université de Reims, 2 vol., Mémoire de maîtrise, 1997
  • Tita Mandeleau, Signare Anna, ou le voyage aux escales, Dakar, Nouvelles Éditions africaines du Sénégal, 1991roman. (ISBN 2723604373)

Film documentaire


1994 : Gorée, l'île des signares (Abdoulaye Camara, Florence Morillères, France, Neyrac Films, 26'


lundi 16 novembre 2015

Lumina sophie, la Marianne Martiniquaise



Les causes profondes de l'insurrection du sud de la Martinique de 1870 furent le mécontentement social, le mépris raciste et les iniquités engendrés sous le Second Empire. Cette soif de dignité, cette haine de tout ce qui rappelle la période esclavagiste (vieille de seulement vingt ans) est partagée tant par les hommes que par les femmes (tout comme elles jouèrent un rôle significatif en 1848; au procès, l'Accusé Tibérinus déclare: 

" A la Rivière Pilote , le 22 au soir, beaucoup de monde....c'était une espèce de liberté, il y avait beaucoup de femmes...."

Un mulâtre hostile à l'insurrection témoigne: 

" vers huit heures, les femmes disaient : les mulâtres se figurent qu'ils n'ont pas de sang nègres, c'est ce que nous allons voir bientôt ".

Dame veuve Perrier, commerçante blanche victime de ce 22 septembre précise : 

"Pendant la nuit, les femmes disaient: allons mettre le feu...Parmi ces voix, j'entendis distinctement celle d'Antoinette...."

Lumina Sophie (dite Surprise) avait 19 ans lorsqu'elle fut à la tête de 600 insurgés, elle montait les mornes de Rivière-Pilote en brûlant, pillant, les habitations tenues par des colonialistes qu'elle massacrait.

On la compare souvent à Solitude, l'héroïne de la révolte de la Guadeloupéenne de 1802. On connait l'importance de Lumina Sophie par les plaidoiries et les débats la concernant, dans les deux séries de procès après son arrestation. Elle était couturière et enceinte au moment de l'insurrection.

Comme Solitude, elle accoucha en prison. Elle stimulait les troupes, menaçait les hésitants, et désignait les habitations à occuper et à brûler. On l'a rendit même responsable de la destruction de trois grandes exploitations. Mais il ne semble pas qu'elle ai volé pour son compte durant les pillages.

Cette femme révoltée était radicale et totale , comme l'indique par exemple la célèbre phrase prononcée par elle et rapportée par plusieurs témoins ainsi que par le procureur Fournier et par le gouverneur; alors qu'un de ses compagnons lui repprochait de mettre le feu à un moulin , instrument de travail pouvant servir à d'autres que les maîtres , Surprise se serait écriée : 

 "Si Bondyé té ni an kaz, an té ké brilé’y pas sé dwèt an vyé bétjé !" [si le bon Dieu avait une maison, je la brûlerai aussi , parce qu'il doit être un vieux béké!]

Elle fut punie pour son exaltation, pour sa volonté de faire de la Martinique, par le feu et le pillage, une République Noire, mais on lui refusa la possibilité d'avoir été un chef. Il était inconcevable qu'une femme de 19 ans, noire et enceinte de surcroît , ait pu être à la tête de troupes. La courte plaidoirie de Me Guèze, son avocat lors de la première série de procès du 15 avril demanda et obtint le non-lieu , est révélatrice de ce refus d'accorder à Surprise des qualités de commandement.

Mais Surprise fut perçue à coup sûr par les contemporains comme un symbole, à l'exemple de Solitude, de Louise Michel (la Communarde) , de toutes les femmes qui , depuis Jeanne d'Arc , dépassant leur condition , ont voulu participer à un conflit armé .Elle rejoignit pourtant le sort commun des insurgés de la seconde série de procès, et fut condamnée comme la plupart des femmes , pour incendie et pillage , aux travaux forcés à perpétuité .Condamnée pour un rôle de commandement , elle aurait risqué la mort.

A la différence des Pétroleuses (femmes qui brûlaient les habitations) embarquées en Nouvelle-Calédonie, les Martiniquaises furent envoyées à Cayenne, bagne plus proche, réservés aux condamnés coloniaux, fermé depuis 1867 aux "métropolitains" qui ne supportaient pas le climat. A la différence des Pétroleuses également, aucune n'en revint. Même celles qui réussirent à survivre et qui, en 1880, bénéficièrent de la loi d'amnistie, semblent avoir subi la dure règle du bagne qui obligeait à la résidence perpétuelle, même après la libération, toute théorique de ce fait. En effet sur leurs fiches matricules, il n'est jamais question de retour. Elles furent obligées de se marier avec des bagnards, ce fut le cas de Lumina Sophie qui fut mariée au bagnard libéré Marie Félix le 4 août 1877.

Lumina Sophie est morte à Saint-Laurent du Maroni le 15 décembre 1879.



Source : http://madjoumbev2.free.fr/

dimanche 8 novembre 2015

NOIR & BLANC

Ces belles illustrations de l'artiste haïtien Joseph Kendy, membre du studio d'art haïtien Chevelin Illustration, raconte l'histoire d'un ancêtre héroïque pendant le Maafa.




Source : Dessin & histoire : Joseph Kendy

© Kendy Joseph - Chevelin Illustration

lundi 29 juin 2015

"Ogu Ndem" la guerre des femmes Igbo contre l'Administration coloniale britannique

Aujourd'hui, souvenons-nous  de l'émeute des femmes d'Aba, également connu comme la guerre de femmes, une insurrection au Nigeria Britannique qui a eu lieu en Novembre 1929.


Des milliers de femmes Igbo ont organisé une révolte massive contre les politiques imposées par les administrateurs coloniaux britanniques dans le sud du Nigeria, déclenchant la plus grave défiance à la domination britannique dans l'histoire de la colonie. Le gouvernement colonial a pris des mois pour réprimer «la guerre des femmes» et c'est devenu un exemple historique de protestation anti-coloniale féminine.

Les racines des émeutes ont évolué à partir du 1er Janvier 1914, lorsque le premier gouverneur de la colonie nigériane, Lord Lugard, a institué le système de domination indirecte dans le sud du Nigeria. Selon ce plan les administrateurs britanniques pouvaient diriger localement via des «chefs adjudants», essentiellement des Igbo nommés par le gouverneur. Traditionnellement le chefs Igbo avaient été élus.

En quelques années, les chefs nommés sont devenus de plus en plus tyranniques. Ils ont saisi des biens, imposées des réglementations locales draconiennes, et ont commencé à emprisonner tous ceux qui les avaient ouvertement critiqué. Bien la majeure partie de la colère était dirigée contre les chefs mandatés, la plupart des Nigérians connaissaient la source de leur pouvoir, les administrateurs coloniaux britanniques. L'administration coloniale ajoutés au sens local du grief quand ils ont annoncé des plans pour imposer des taxes spéciales aux femmes Igbo des marchés.

Le 18 Novembre 1929 des milliers de femmes Igbo se sont rassemblés dans les centres centres indigènes d'administration de Calabar et de Owerri ainsi que dans les petites villes pour protester contre les deux chefs mandatés et les taxes contre les femmes du marché. Utilisant la pratique traditionnelle de censure des hommes à travers toutes les chansons et des danses ridicules effectuées toute la nuit (souvent appelé "assis sur un homme"), les femmes chantaient et dansaient, et dans certains endroits ont forcés les chefs mandatés à démissionner de leurs postes. Les femmes ont également attaqué des magasins appartenant aux européens et la Barclays Bank,  elles ont aussi fait irruption dans les prisons libérant les prisonniers. Elles ont également attaqué les tribunaux indigènes gérés par les fonctionnaires coloniaux, brûler beaucoup d'entre eux. La police et les troupes coloniales furent appelés. Ils ont tiré dans la foule réunis à Calabar et Owerri, tuant plus de 50 femmes et blessant plus de 50 autres. Pendant les deux mois de "guerre" au moins 25.000 femmes Igbo participèrent à des manifestations contre les fonctionnaires britanniques.

La guerre des femmes Aba a incité les autorités coloniales à abandonner leurs plans visant à imposer une taxe aux femmes du marché, et à limiter le pouvoir des chefs mandatés. Le soulèvement des femmes Igbo est considérée comme la première défiance majeure pour l'autorité britannique au Nigeria et en Afrique de l'Ouest durant la période coloniale.



Source : : http://www.blackpast.org/


Traduction : Franswa Makandal

jeudi 13 novembre 2014

8 raisons pour lesquelles nous aimons sortir avec des femmes noires

La force


Dans la société d'aujourd'hui, être une femme est assez dur. Ajouter à cela le fait d'être noir et les contraintes superposées contre vous sont nombreuses. Les hommes noirs admirent la force de la femme noire qui peut surmonter les obstacles sur son chemin.


La confiance en soi


Les femmes noires en ont vu assez pour savoir ce qu'elles veulent. Les femmes noires avec de l'assurance savent qui elles sont et ce qui est bon pour elles. La confiance en soi est contagieuse et c'est un trait de caractère hautement souhaitable.


La diversité


La gamme de caractéristiques et des apparences attrayantes des femmes noires est incroyable. La variété d'options lorsqu'il s'agit des femmes noires offre énormément de possibilités de trouver ce que vous souhaitez chez elles. Des corps magnifiques avec de grandes courbes qui nous tentent à chacun de ses mouvements. Que vous aimiez les grandes, les petites, les rondes, les minces, les sombres, les claires ou l'une des autres caractéristiques étonnantes et uniques des femmes noires, vous pouvez les trouver. Une autre chose extraordinaire au sujet des femmes noires c'est la diversité de leurs origines qui accentue encore plus cette variété. Elles peuvent être originaires d'Afrique, d'Amérique et des Caraïbes, pour ne nommer que ces quelques exemples. Nous aimons l'apparence des femmes noires, la façon dont elles agissent et s'expriment.


Nous pouvons être nous-mêmes


Nous n'avons pas besoin de mettre un filtre pour être accepté par les femmes noires. Il est plus facile d'être à l'aise et d'être nous-mêmes avec elles parce que nous n'avons pas à nous soucier de ces choses que les non-noires peuvent penser à notre sujet.


Les femmes noires nous comprennent


Partager une histoire et une compréhension des choses commune de ce que signifie être noir est assuré et nous permet d'être en connexion beaucoup plus facilement. Il n'y a pas besoin de nous inquiéter qu'une femme noire soit «accidentellement» raciste ou inconsciente des questions sensibles pour les Noirs. Elles sont sensibles aux obstacles qui se présentent à nous dans la société d'aujourd'hui. Cette prise de conscience leur donne la perspicacité pour mieux nous soutenir et les rend bienveillante à l'égard de ce que les hommes noirs ont à traverser. Elles veulent voir des hommes noirs agissant bien. Ces d'encouragements et ce soutien est un facteur sous-estimé mais extrêmement important dans le fait d'être en couple avec une femme noir.


L'avenir


Sortir avec une femme noire n'est pas forcément gage de durabilité, mais à un moment penser à l'avenir devient importante. Nous aimons rencontrer des femmes Noire parce que nous voulons construire un avenir avec elles. Nous voulons que nos fils et filles soient fiers d'être noirs et que leur patrimoine soit noir. Établir une relation saine et fonctionnelle avec quelqu'un nous comprendra est importante pour nous.


Un défi


Les femmes noires nous incitent  non seulement à être meilleur, mais aussi à aller au-delà de notre zone de confort et expérimenter de nouvelles expériences de nouvelles idées. Les femmes noires nous mettent au défi de sortir des sentiers battus et de prendre de nouvelles idées en considération.


Notre maman


La femme noire qui nous a donné la vie préférerait nous voir ramener à la maison une femme noire. Notre mère peut être concerné et vigilante si une femme non-noire vient dans sa maison au bras de son fils. Cela peut ne pas être la raison principale, mais ce que notre mère pense est un facteur déterminant lors de rencontres sérieuses. L'approbation de notre maman est un énorme bonus.


Source : http://atlantablackstar.com/Traduction : Franswa Makandal