vendredi 10 octobre 2014

La dernière lettre de Patrice Lumumba à sa femme



Essayant de gagner la province du Kasaï contrôlée par ses partisans fin novembre 1960, Lumumba est capturé. De sa prison, il écrit à sa femme Pauline.
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Ma compagne chérie,

Je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux – qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi certains hauts fonctionnaires des Nations-Unies, cet organisme en qui nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel à son assistance – ne l’ont jamais voulu.

Ils ont corrompu certains de nos compatriotes, ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrai je dire d’autre ? Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur.

Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés de tous les coins du monde se trouveront toujours aux côtés de millions de congolais qui n’abandonneront la lutte que le jour où il n’y aura plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans notre pays. A mes enfants que je laisse, et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque Congolais, d’accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice il n’y a pas de dignité, et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres. 
Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.

Vive le Congo ! Vive l’Afrique !

~ Patrice Lumumba

jeudi 9 octobre 2014

La Crise du Monde Moderne, René Guénon, 1927



L'AGE SOMBRE - KALI-YUGA

Il y a un mot qui fut mis en honneur à la Renaissance, et qui résumait par avance tout le programme de la civilisation moderne : ce mot est celui d' « humanisme ». Il s'agissait en effet de tout réduire à des proportions purement humaines, de faire abstraction de tout principe d'ordre supérieur, et, pourrait on dire symboliquement, de se détourner du ciel sous prétexte de conquérir la terre; les Grecs, dont on prétendait suivre l'exemple, n'avaient jamais été aussi loin en ce sens, même au temps de leur plus grande décadence intellectuelle, et du moins les préoccupations utilitaires n'étaient elles jamais passées chez eux au premier plan, ainsi que cela devait bientôt se produire chez les modernes.

L' «humanisme», c'était déjà une première forme de ce qui est devenu le « laïcisme » contemporain ; et, en voulant tout ramener à la mesure de l'homme, pris pour une fin en lui-même, on a fini par descendre, d'étape en étape, au niveau de ce qu'il y a en celui-ci de plus inférieur, et par ne plus guère chercher que la satisfaction des besoins inhérents au côté matériel de sa nature, recherche bien illusoire, du reste, car elle crée toujours plus de besoins artificiels qu'elle n'en peut satisfaire.


LA MULTIPLICITÉ

C'est bien là, en effet, le caractère le plus visible de l'époque moderne : besoin d'agitation incessante, de changement continuel, de vitesse sans cesse croissante comme celle avec laquelle se déroulent les événements eux-mêmes. C'est la dispersion dans la multiplicité, et dans une multiplicité qui n'est plus unifiée par la conscience d'aucun principe supérieur; c'est, dans la vie courante comme dans les conceptions scientifiques, l'analyse poussée à l'extrême, le morcellement indéfini, une véritable désagrégation de l'activité humaine dans tous les ordres où elle peut encore s'exercer; et de là l'inaptitude à la synthèse, l'impossibilité de toute concentration, si frappante aux yeux des Orientaux.


L'INDIVIDUALISME

Ce qui ne s'était jamais vu jusqu'ici, c'est une civilisation édifiée tout entière sur quelque chose de purement négatif, sur ce qu'on pourrait appeler une absence de principe; c'est là, précisément, ce qui donne au monde moderne son caractère anormal, ce qui en fait une sorte de monstruosité, explicable seulement si on le considère comme correspondant à la fin d'une période cyclique, suivant ce que nous avons expliqué tout d'abord. C'est donc bien l'individualisme, tel que nous venons de le définir, qui est la cause déterminante de la déchéance actuelle de l'Occident, par là même qu'il est en quelque sorte le moteur du développement exclusif des possibilités les plus inférieures de l'humanité, de celles dont l'expansion n'exige l'intervention d'aucun élément supra-humain, et qui même ne peuvent se déployer complètement qu'en l'absence d'un tel élément, parce qu’elles sont à l'extrême opposé de toute spiritualité et de toute intellectualité vraie.

L'état d'esprit auquel nous faisons allusion est, tout d'abord, celui qui consiste, ; si l'on peut dire, à « minimiser » la religion, à en faire quelque chose que l'on met à part, à quoi on se contente d'assigner une place bien délimitée et aussi étroite que possible, quelque chose qui n'a aucune influence réelle sur le reste de l'existence, qui en est isolé par une sorte de cloison étanche ; est il aujourd'hui beaucoup de catholiques qui aient, dans la vie courante, des façons de penser et d'agir sensiblement différentes de celles de leurs contemporains les plus « areligieux » ? C'est aussi l'ignorance à peu près complète au point de vue doctrinal, l'indifférence même à l'égard de tout ce qui s'y rapporte ; la religion, pour beaucoup, est simplement une affaire de « pratique », d'habitude, pour ne pas dire de routine, et l'on s'abstient soigneusement de chercher à y comprendre quoi que ce soit, on en arrive même à penser qu'il est inutile de comprendre, ou peut-être qu'il n'y a rien à comprendre ; du reste, si l'on comprenait vraiment la religion, pourrait on lui faire une place aussi médiocre parmi ses préoccupations ?


LE CHAOS SOCIAL

Rien ni personne n'est plus à la place où il devrait être normalement; les hommes ne reconnaissent plus aucune autorité effective dans l'ordre spirituel, aucun pouvoir légitime dans l'ordre temporel ; les "profanes" se permettent de discuter des choses sacrées, d'en contester le caractère et jusqu'à l'existence même ; c'est l'inférieur qui juge le supérieur, l'ignorance qui impose des bornes à la sagesse, l'erreur qui prend le pas sur la vérité, l'humain qui se substitue au divin, la terre qui l'emporte sur le ciel, l'individu qui se fait la mesure de toutes choses et prétend dicter à l'univers des lois tirées tout entières de sa propre raison relative et faillible. « Malheur à vous, guides aveugles », est-il dit dans l'Évangile ; aujourd'hui, on ne voit en effet partout que des aveugles qui conduisent d'autres aveugles, et qui, s'ils ne sont arrêtés à temps, les mèneront fatalement à l'abîme où ils périront avec eux.


UNE CIVILISATION MATÉRIELLE

Pour les modernes, rien ne semble exister en dehors de ce qui peut se voir et se toucher, ou du moins, même s'ils admettent théoriquement qu'il peut exister quelque chose d'autre, ils s'empressent de le déclarer, non seulement inconnu, mais « inconnaissable », ce qui les dispense de s'en occuper. S'il en est pourtant qui cherchent à se faire quelque idée d'un « autre monde », comme ils ne font pour cela appel qu'à l'imagination, ils se le représentent sur le modèle du monde terrestre et y transportent toutes les conditions d'existence qui sont propres à celui-ci, y compris l'espace et le temps, voire même une sorte de « corporéité » [...]

Cet utilitarisme presque instinctif est d'ailleurs inséparable de la tendance matérialiste, le « bon sens » consiste à ne pas dépasser l'horizon terrestre, aussi bien qu'à ne pas s'occuper de tout ce qui n'a pas d'intérêt pratique immédiat; c'est pour lui surtout que le monde sensible seul est « réel », et qu'il n'y a pas de connaissance qui ne vienne des sens; pour lui aussi, cette connaissance restreinte ne vaut que dans la mesure où elle permet de donner satisfaction à des besoins matériels, et parfois à un certain sentimentalisme, car, il faut le dire nettement au risque de choquer le « moralisme » contemporain, le sentiment est en réalité tout près de la matière.



LES HOMMES-MACHINES

Dans ces conditions, l'industrie n'est plus seulement une application de la science, application dont celle-ci devrait, en elle-même, être totalement indépendante ; elle en devient comme la raison d'être et la justification, de sorte que, ici encore, les rapports normaux se trouvent renversés. Ce à quoi le monde moderne a appliqué toutes ses forces, même quand il a prétendu faire de la science à sa façon, ce n'est en réalité rien d'autre que le développement de l'industrie et du « machinisme » ; et, en voulant ainsi dominer la matière et la ployer à leur usage, les hommes n'ont réussi qu'à s'en faire les esclaves, comme nous le disions au début : non seulement ils ont borné leurs ambitions intellectuelles, s'il est encore permis de se servir de ce mot en pareil cas, à inventer et à construire des machines, mais ils ont fini par devenir véritablement machines eux-mêmes.


L'ANIMAL HUMAIN

Car c'est ainsi : l'Occident moderne ne peut tolérer que des hommes préfèrent travailler moins et se contenter de peu pour vivre; comme la quantité seule compte, et comme ce qui ne tombe pas sous les sens est d'ailleurs tenu pour inexistant, il est admis que celui qui ne s'agite pas et qui ne produit pas matériellement ne peut être qu'un « paresseux » ; sans même parler à cet égard des appréciations portées couramment sur les peuples orientaux, il n'y a qu'à voir comment sont jugés les ordres contemplatifs, et cela jusque dans des milieux soi-disant religieux.

Dans un tel monde, il n'y a plus aucune place pour l'intelligence ni pour tout ce qui est purement intérieur, car ce sont là des choses qui ne se voient ni ne se touchent, qui ne se comptent ni ne se pèsent; il n'y a de place que pour l'action extérieure sous toutes ses formes, y compris les plus dépourvues de toute signification. Aussi ne faut-il pas s'étonner que la manie anglo-saxonne du « sport » gagne chaque jour du terrain. L'idéal de ce monde, c'est l' « animal humain » qui a développé au maximum sa force musculaire; ses héros, ce sont les athlètes, fussent-ils des brutes ; ce sont ceux-là qui suscitent l'enthousiasme populaire, c'est pour leurs exploits que les foules se passionnent; un monde où l'on voit de telles choses est vraiment tombé bien bas et semble bien près de sa fin.



LE BONHEUR ?

Cependant, plaçons-nous pour un instant au point de vue de ceux qui mettent leur idéal dans le « bien-être » matériel, et qui, à ce titre, se réjouissent de toutes les améliorations apportées à l'existence par le « progrès » moderne ; sont-ils bien sûrs de n'être pas dupes ? Est-il vrai que les hommes soient plus heureux aujourd'hui qu'autrefois, parce qu'ils disposent de moyens de communication plus rapides ou d'autres choses de ce genre, parce qu'ils ont une vie plus agitée et plus compliquée ? Il nous semble que c'est tout le contraire, le déséquilibre ne peut être la condition d'un véritable bonheur ; d'ailleurs, plus un homme a de besoins, plus il risque de manquer de quelque chose, et par conséquent d'être malheureux; la civilisation moderne vise à multiplier les besoins artificiels, et, comme nous le disions déjà plus haut, elle créera toujours plus de besoins qu'elle n'en pourra satisfaire, car, une fois qu'on s'est engagé dans cette voie, il est bien difficile de s'y arrêter, et il n'y a même aucune raison de s'arrêter à un point déterminé.

Les hommes ne pouvaient éprouver aucune souffrance d'être privés de choses qui n'existaient pas et auxquelles ils n'avaient jamais songé; maintenant, au contraire, ils souffrent forcément si ces choses leur font défaut, puisqu'ils se sont habitués à les regarder comme nécessaires, et que, en fait, elles leur sont vraiment devenues nécessaires. Aussi s'efforcent-ils, par tous les moyens, d'acquérir ce qui peut leur procurer toutes les satisfactions matérielles, les seules qu'ils soient capables d'apprécier : il ne s'agit que de « gagner de l'argent », parce que c'est là ce qui permet d'obtenir ces choses, et plus on en a, plus on veut en avoir encore, parce qu'on se découvre sans cesse des besoins nouveaux; et cette passion devient l'unique but de toute la vie.



L'ENVAHISSEMENT OCCIDENTAL

Il est vrai que, quand certaines passions s'en mêlent, les mêmes choses peuvent, suivant les circonstances, se trouver appréciées de façons fort diverses, voire même toutes contraires : ainsi, quand la résistance à une invasion étrangère est le fait d'un peuple occidental, elle s'appelle « patriotisme » et est digne de tous les éloges ; quand elle est le fait d'un peuple oriental, elle s'appelle « fanatisme » ou « xénophobie » et ne mérite plus que la haine ou le mépris. D'ailleurs, n'est ce pas au nom du « Droit », de la « Liberté », de la « justice » et de la « Civilisation » que les Européens prétendent imposer partout leur domination, et interdire à tout homme de vivre et de penser autrement qu'eux-mêmes ne vivent et ne pensent ?

On conviendra que le « moralisme » est vraiment une chose admirable, à moins qu'on ne préfère conclure tout simplement, comme nous-même, que, sauf des exceptions d'autant plus honorables qu'elles sont plus rares, il n'y a plus guère en Occident que deux sortes de gens, assez peu intéressantes l'une et l'autre : les naïfs qui se laissent prendre à ces grands mots et qui croient à leur « mission civilisatrice », inconscients qu'ils sont de la barbarie matérialiste dans laquelle ils sont plongés, et les habiles qui exploitent cet état d'esprit pour la satisfaction de leurs instincts de violence et de cupidité. [...] En tout cas, ce qu'il y a de certain, c'est que les Orientaux ne menacent personne et ne songent guère à envahir l'Occident d'une façon ou d'une autre ; ils ont, pour le moment, bien assez à faire de se défendre contre l'oppression européenne, qui risque de les atteindre jusque dans leur esprit-, et il est au moins curieux de voir les agresseurs se poser en victimes.

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lundi 6 octobre 2014

TEXTE DE KEMI SEBA DEPUIS SA CELLULE DE PRISON A FLEURY-MEROGIS

De la barbarie à géométrie variable :


le cas Hervé Gourdel, DAESH, l’ONU, le Kivu, les Rohingya, ebola, la Palestine

Par Kemi Seba, en direct de la prison de Fleury-Mérogis

BARBARIE, un mot tellement usité en ce début de XXIe siècle, mais dont le contenu décrit pourtant différentes attitudes, au gré des latitudes où il est prononcé.

BARBARE, étymologiquement signifiant l’« autre », l’étranger que certains ne veulent pas voir, mais qui pourtant n’est bien souvent que le miroir des exactions de celui qui distribue à autrui les bons points en humanité.

BARBARES, selon la presse occidentale, que sont les djihadistes de l’EI qui, pour condamner l’Occident, n’hésitent pas à décapiter les ressortissants innocents (quand il ne s’agit pas d’agents) des pays de l’Ouest.


* Pourtant, barbares le sont au moins autant les membres de la coalition qui, depuis plus de vingt ans, sous les faux motifs de volonté de pacification au Moyen-Orient, bombardent, assassinent, exécutent une population civile d’Orient dont le seul tort est de vivre sur un sol rempli de pétrole, « or noir » tant convoité par l’oligarchie d’Occident.

* Si les djihadistes de l’EI sont des criminels (je précise, à titre personnel, que je ne me reconnais pas dans leur façon d’agir, et condamne fermement leurs exactions), comment qualifie-t-on les pétromonarchies et leurs alliés occidentaux qui, pendant des années, ont financé ces groupes pour déstabiliser cette région, afin de pouvoir, ultérieurement, justifier leur mondialiste intervention ? En justice, pour un crime, on condamne les hommes de main, mais surtout les cerveaux…

* Si les djihadistes de DAESH agissent non pas comme des soldats de Dieu, mais tels des soldats du diable, comme le déclare BHL, alors le diable qui incite ces soldats perdus est bel et bien représenté par les oligarques coalisés.

* Hypocrites, qui mettent la planète à feu et à sang, encouragent les plus déséquilibrés et les plus fanatiques à semer le chaos, afin de pouvoir ensuite, légitimement, venir jouer les pompiers.

* Barbares, aux yeux des opprimés et des plus démunis, sont ceux qui (comme Barack Obama et ceux qui tirent les ficelles derrière lui) envoient le commandement américain en Afrique (AFRICOM) pour lutter contre ebola, au lieu de livrer des vaccins qui ont pourtant réussi à soigner la quasi-totalité des ressortissants caucasiens contaminés.

* Barbares sont ces pitres de l’ONU, qui à chaque instant donnent leur dos nu au capitalisme mondialiste, en échange de quelques écus.

* Pitres qui, évidemment, perdent la vue lorsqu’il s’agit d’intervenir pour stopper à vue le génocide au Kivu, guerre dangereusement présentée comme interethnique, alors que derrière le proxy intertribal se cachent les intérêts des multinationales occidentales.

* Barbares sont ceux qui étaient silencieux lorsque le terrorisme d’État israélien bombardait les Palestiniens innocents, mais qui se lèvent aujourd’hui pour un James Foley, un Hervé Gourdel, un Alan Henning (qui, comme les Palestiniens n’avaient rien demandé à personne).

* Barbare est le génocide des Rohingya, accompli sous le regard clément des Nations unies, unies dans le déni de réel, tant que pour elles il n’y a pas de profit.

* Il serait temps pour le cartel des Mundele circoncis, de Washington, Londres, Jérusalem, Jeddah et Paris de regarder en face leur barbarie qu’ils cherchent désespérément chez autrui.

Et qu’ils comprennent que si notre patience était de l’eau, face à leurs illimités crimes contre l’humanité, notre source se serait tarie.


Kemi Seba, un esclave rebelle sur la plantation Rothschild.

samedi 4 octobre 2014

Interview d'Alioune N'Diaye, animateur de télévision sénégalais sur Kemi Seba, leur rencontre, leur collaboration, et son idéologie :




Je ne le connaissais pas avant qu’il ne vienne présenter son dernier livre sur la négritude. Il était invité à la fin de la deuxième saison, on a bavardé, j’ai vu son background, en plaisantant je lui ai dit qu’il ferait peut-être un bon chroniqueur, l’idée a fait son chemin et à la troisième saison, il a intégré l’équipe. (...)
Vous avez fait des diligences auprès de certaines autorités afin d’obtenir la libération de Kémi ?
Il n’est pas en mesure de voir ses avocats. Sa femme et ses enfants sont présentement au Sénégal. J’en profite pour lui adresser tous mes encouragements et je prie le Bon Dieu pour qu’elle retrouve vite son mari. C’est un peu difficile et c’est elle qui me donne des nouvelles de Kémi. C’est une condamnation qui est tombée alors qu’il était au Sénégal. Donc, c’est aujourd’hui au juge d’application des peines de voir comment réduire cette peine, au vu de son comportement et des activités qu’il a au Sénégal. Tout ce qu’on peut faire, c’est interpeller l’ambassadeur de la France au Sénégal afin qu’il intervienne auprès des autorités françaises pour qu’il revienne au pays et reprenne sa place dans «Grand Rendez-vous».
Comment avez-vous vécu la nouvelle de son arrestation?
Je ne suis jamais surpris avec Kémi. On savait que c’est quelque chose qui pouvait se produire à tout moment. On en parlait à chaque fois. Quand il allait à Paris, je lui disais souvent qu’il courait des risques et il en était conscient. Il n’a pas commis de crime puisqu’il ne vendait pas de drogue et il n’a tué personne. Ce n’était pas méchant. Ce sont des inculpations complètement légères et fallacieuses. A tout moment, on pouvait lui reprocher d’avoir quitté le pays.
Kémi était peut-être à la recherche de buzz pour attirer l’attention car il savait qu’il risquait une arrestation avec la condamnation qui pesait sur lui ?
On parle toujours de lui de toute façon qu’il soit là ou en prison. Je ne pense pas qu’il ait voulu attirer l’attention. Je pense qu’il était dans la promotion normale de son livre, il avait une tournée européenne avant d’aller aux États-Unis et au Canada, avant de revenir au Sénégal.
«Kémi, un jeune inoffensif, voulait faire de l’Afrique sa base. C’est comme un petit-frère qui a ses idées que je partage souvent à 75%.»
Kémi était-il en cavale au Sénégal ?
Il n’était pas menacé du tout, on lui avait juste dit de ne pas sortir du territoire, ce qu’il n’a pas respecté. Il voulait revenir en Afrique. Il a eu envie de faire de l’Afrique sa base. C’était ça son idée. A un moment donné, il a voulu venir au Sénégal, il a eu une invitation et il est venu de la manière la plus normale et officielle.
Etiez-vous au courant de ses condamnations pour incitation à la haine ?
Parfaitement. Comme je vous dis, je ne le connaissais pas.Avant de l’inviter à mon émission, je me suis renseigné sur lui, mais comme je vous l’ai dit tantôt, cela ne m’intéressait pas. C’est le problème des Français. Toute cette crainte et cette paranoïa française sont liées à une frange de la population qui ne comprend peut-être pas certaines choses. Mais, moi je vois en Kémi un jeune inoffensif. C’est comme un petit-frère qui a ses idées que je partage souvent à 75%.
Partagez-vous ses croyances sur la suprématie de la race Kémite ?
Non. Il n’est pas suprématiste. Il est communautariste. Je suis Africain et Panafricaniste et je partage beaucoup de ses idées panafricanistes. J’ai une bonne lecture de la géopolitique mondiale et sur ce point, on se comprend beaucoup.

vendredi 3 octobre 2014

Les afros sont en parti responsables de leur sort !!!


L'Honorable Elijah Muhammad savait que nous avions beaucoup d'ennemis qui tirent profit de notre oppression, qui agissent pour que nous restions ainsi; mais il savait aussi que notre condition était en partie de notre faute. À la page 173 de Message To The Blackman, à la rubrique An Economic Blueprint, il écrit: "... La vérité doit être reconnue par l'homme noir, car lui-même a beaucoup aidé à la création de ce grave problème de chômage, d'insécurité et de manque ..."; Regardons-nous donc dans le "Le Miroir de la Vérité."

C'est nous, l'homme et la femme noire, qui sommes désunis et méfiant les uns envers les autres; avec la discorde et le conflit endémique dans toutes nos organisations. Nous permettons à l'envie et à la jalousie de dominer nos relations avec l'autre. Nous critiquons et condamnons tout ce qui est  détenu ou exploité par un noir. C'est nous qui refusons de fréquenter les nôtres. Nous refusons de mettre en commun nos ressources pour répondre à nos propres besoins. Et c'est nous qui ne réussissons pas à analyser vraiment et à suivre les modèles de réussite et les exemples stratégiques que d'autres groupes ethniques et religieux ont suivi au profit de leurs propres peuples. Nous sommes les seuls membres de la race humaine à se rendre délibérément en dernier dans l'établissement de l'un des nôtres genre, et à dépenser nos dollars chez nos ennemis! Donc, avant que nous puissions obtenir des «succès», nous devons affronter et surmonter ces comportements auto-destructeurs, ce sont des choses que nous allons avoir à faire! 

~ L'Honorable Ministre Louis Farrakhan ("The Time And What Must Be Done" Série de conférences partie 31)

Traduit par Franswa MAKANDAL

12 inventions africaines qui ont changé le monde

1° Les mathématiques 


L'invention des mathématiques est placé fermement dans la préhistoire africaine. L'objet mathématique connu, probablement le plus ancien, est l'os de Lebombo, qui fut découvert dans les montagnes Lebombo du Swaziland et daté à environ 35 000 Av JC. Beaucoup de concepts mathématiques qui sont appris à l'école aujourd'hui ont également été mis au point en Afrique. Il y a plus de 35.000 années, les anciens Egyptiens ont écrit ds manuels de mathématiques qui comprenaient la division et la multiplication des fractions et des formules géométriques pour calculer la surface et le volume des formes.


2° la médecine


De nombreux traitements utilisés aujourd'hui dans la médecine moderne furent d'abord utilisés en Afrique il y a des siècles. La chirurgie la plus ancienne connue fut réalisée en Egypte vers 2750 avant JC. Des procédures médicales étaient effectuées en Afrique ancienne avant qu'elles ne furent réalisées en Europe, comme la vaccination, l'autopsie, la chirurgie du cerveau, la greffe de peau, le remplissage de cavités dentaires, l'installation de fausses dents, ce qui est maintenant connu comme la césarienne, l'anesthésie et la cautérisation des tissus.


3° Le discours


En utilisant des estimations étayées par des preuves génétiques, archéologiques, paléontologiques et d'autres on estime que le langage est apparu probablement quelque part en Afrique sub-saharienne au cours du Paléolithique moyen, donc les premiers mots de l'homme furent prononcées par des Africains.


4° L'architecture et l'ingénierie


L'empire africain d'Egypte a développé une vaste gamme de structures diverses et de grands monuments architecturaux le long du Nil, entre la plus grande et la plus célèbre, à savoir la Grande Pyramide de Gizeh et le Sphinx de Gizeh. Plus tard, au 12ème siècle, il y eut des centaines de grandes villes au Zimbabwe et au Mozambique avec des enceintes complexes en pierre massive et d'énormes composés semblables à des châteaux-fort. Au 13ème siècle, l'empire du Mali comptait des villes impressionnantes, y compris Tombouctou, avec des palais grandioses, des mosquées et des universités.


5° L'extraction de minerais 


La plus ancienne mine connue des archives archéologiques est le "Lion Cave" au Swaziland, que la datation au radiocarbone indique avoir environ 43000 ans. Les anciens Égyptiens extrayais un minerai appelé malachite. Alors que les mines d'or de Nubie étaient parmi les plus importantes et des plus vastes du monde.


6° La métallurgie et les outils


De nombreux progrès dans la métallurgie et la fabrication d'outils furent fait à travers l'ensemble de l'Afrique ancienne. Il s'agit notamment de machines à vapeur, des ciseaux et des scies métalliques, des outils de cuivre et de fer et des armes, des clous, de la colle, l'acier au carbone et des armes de bronze et des œuvres d'art. Dans des endroits comme la Tanzanie, le Rwanda et l'Ouganda, les progrès en  métallurgie et en fabrication d'outils ont dépassé celles en Europe.


7° La navigation


Les preuves suggèrent que les Africains anciens embarquèrent pour l'Amérique du Sud et l'Asie des centaines d'années avant les Européens, démystifiant la propagande selon laquelle les Européens furent les premiers à naviguer vers les Amériques. Beaucoup de sociétés anciennes en Afrique construisirent différents types de bateaux, des petits bateaux ,des grands navires pouvant transporter jusqu'à 80 tonnes.


8° Le droit et la religion


L'expérience montre que les anciens Éthiopiens furent les premiers à honorer leurs dieux, à effectuer des sacrifices et à organiser d'autres coutumes religieuses pour que les gens à honorent le divin ainsi que le premier pays à avoir mis en place des lois.


9° l'astronomie


Plusieurs cultures africaines anciennes sont le siège de découvertes en astronomie. Beaucoup d'entre elles sont des fondations sur lesquelles nous nous appuyons toujours, et certains étaient tellement avancées que leur mode de découverte ne peut toujours pas être compris. Les Dogons du Mali ont amassé une richesse d'observations astronomiques détaillées. Ils connaissaient les anneaux de Saturne, les lunes de Jupiter, la structure en spirale de la Voie Lactée et l'orbite du système d'étoile Sirius.


10° la philosophie


La philosophie en Afrique a une longue histoire datant de l'Egypte pré-dynastique jusqu'à la naissance du christianisme et de l'islam. L'un des premiers ouvrages de philosophie politique était les Maximes de Ptah Hotep, qui furent enseignés à des écoliers égyptiens durant des siècles. La philosophes antiques égyptienne apporta des contributions très importantes à la philosophie hellénistique, à la philosophie chrétienne et à la philosophie islamique.


11° le commerce international


Des éléments de preuve montrent que le commerce international fut développé entre l'Afrique et l'Asie, et que parmi ces contacts commerciaux internationaux il y avait l'échange d'idées et de pratiques culturelles qui jetèrent les fondations des premières civilisations du monde antique.


12° l'art


Les plus anciens objets d'art au monde (une série de minuscules coquilles d'escargots percés vielles d'environ 75.000 ans) furent découverts dans une grotte d'Afrique du Sud.


Source http://atlantablackstar.com/

Traduit par Franswa MAKANDAL

jeudi 2 octobre 2014

Populations d'ascendance africaine en Asie.

 Les Andaman sont les différents habitants autochtones des îles Andaman, une circonscription de l'Inde situé dans la partie sud-est de la baie du Bengale.


L'histoire de la présence africaine en Asie antique est aussi fascinante qu'obscur. Elle couvre une période de plus de 500.000 ans à compter des premières migrations d'Homo erectus hors d'Afrique. L'Homme de Pékin et l'Homme de Java étaient les seules  variétés régionales de ces premiers étages hominidés Africoide. L'histoire continue avec les premières populations humaines modernes (Homo sapiens sapiens), les Noirs minuscules, qui ont voyagé et séjourné d'un coin de l'Asie à l'autre, à peut-être commencé il y a 90000 ans.

Ces Noirs minuscules ont été suivies par d'autres de proportions légèrement plus grandes et d'autres se distinguant par droit la texture de leurs cheveux allant du raide à l'ondulé. Diversement appelé Austrics, Austro-Asiatiques, Mons, Mundas, Kolarians, et Veddas, ces peuples étaient probablement à leur zénith il y a 25.000 ans, et sont encore répandus en grand nombre dans toute l'Asie.

Les Noirs étaient aussi les premier dans le développement des premières civilisations d'Asie. De fortes preuves factuelles confirment cette cas après cas. Bien que l'histoire de la présence noire au en Asie antique est obscure, sa documentation est loin d'être nouvelle, les œuvres de Drusilla D. Houston, Joel A. Rogers, et plus récemment John G. Jackson, peuvent être sélectionnées pour élargir notre prise de conscience du sujet et fournir une base solide à partir de laquelle nous pouvons aller de l'avant.

~ Runoko Rashidi


Traduit par Franswa MAKANDAL