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lundi 16 novembre 2015

5 révoltes d'africains à bord de navires négriers autres que celle de la Amistad


Les Noirs étant éparpillés dans le monde entier, la majorité d'entre nous avons reçu une éducation issue d'institutions eurocentrées. Ainsi beaucoup parmi nous peuvent penser que nos ancêtres africains étaient complètement soumis à bord des bateaux négriers les déportant vers les Amériques, à l'époque de la traite transatlantique. C'est loin de la vérité!!!

La vérité, c'est qu'environ 15  à 20 % des navires qui quittèrent l'Afrique n’arrivèrent jamais au "nouveau monde". Des milliers de navires furent sous le contrôle des africains fait captifs à bord. Au cours de certaines de ces prise de contrôle, ces Africains, qui étaient parfois guerriers, se révoltèrent et tuèrent tous les blancs de ces navires. Certains de ces navires furent ramené en Afrique par les hommes, des milliers d'autres navires disparurent en mer. 

Voici 5 grands exemples de ces révoltes:


La révolte du Créole:




Le 27 Octobre 184, le navire, le Créole navigua en provenance de Richmond, avec 135 africains à fond de cale, à destination de la Nouvelle-Orléans. À bord se trouvait Madison Washington, qui avait échappé à l'esclavage au Canada en 1840 à l'âge de 25 ans, mais qui fut ensuite capturé et vendu lorsqu'il retourna en Virginie à la recherche de sa femme Susan.

Sans que Washington ne le sache, Susan faisait parti des captifs à bord du Créole. Susan avait été considéré comme la fidèle servante de sa maîtresse, et voyagea dans des endroits comme White Sulphur Springs et Norfolk en vacance. Elle fut vendue parce que sa maîtresse croyait qu'elle savait où Washington s'était échappé et qu'elle refusait de le révéler.

Durant le voyage, pas moins de 14 africains se libérèrent de leurs entraves, dans la cale à l'avant du navire. Ils attendirent le bon moment pour prendre agir,avançant vert le pont de quart, ramassant des armes. Les officiers et l'équipage furent rapidement submergés par l'attaque surprise. Washington aurait "plongé dans [la lutte] sans se soucier de sa propre vie ou de sa sécurité". Washington et les hommes matraquèrent certains des membres de l'équipage à mort et libérèrent le reste des captifs. Les armes chargées, les Africains prirent le commandement du Créole avec Washington comme capitaine. Il exigea que le navire soit dirigé en territoire britannique, qui à l'époque avait déjà abandonné l'esclavage.

Sur le bateau, les femmes captives étaient gardées dans un autre quartier que les hommes, de sorte que ce ne fut qu'après que Susan fut libérée de ses entraves et qu'elle vit son mari à bord du Créole. Les deux auraient couru l'un vers l'autre, s'étreignant en pleurant comme ils pleuraient à chaude larmes tandis que leurs compatriotes survivants les applaudirent.

Le Créole arriva plus tard à Nassau, New Providence, où ils furent tous remis en liberté par les autorités britanniques.



La révolte du Little George:




En Juin 1730 le Capitaine George Scott du navire Little George navigua de la côte Guinéenne pour Rhode Island, avec une "cargaison" de quelque 96 Africains capturés. Plusieurs jours après le début du voyage, plusieurs africains se libérèrent de leurs fers et attaquèrent l'équipage blanc. En utilisant les armes saisies sur le navire, les Africains tuèrent trois des gardes qui se trouvaient sur le pont. Le Capitaine Scott et son équipage essayèrent de se battre, mais furent humiliés et forcés d'aller la cabine où ils furent emprisonnés par les Africains.

Pendant plusieurs jours, les Africains contrôlèrent le navire et réussirent à naviguer de nouveau pour la rivière Sierra Leone, un estuaire de l'océan Atlantique. Après avoir accosté, les Africains abandonnèrent le capitaine, l'équipage et le navire.

Scott relate l'incident:


«Moi, George Scott, maître de la corvette le Little George, appartenant à Rhode Island; a navigué depuis les îles Bonnana sur la côte de Guinée, le premier de Juin 1730 ayant à son bord quatre-vingt seize esclaves africains. Le 6 du même mois à quatre heure et demi passée du matin, étant  à environ 100 lieues de la terre, les hommes sont sortis de leurs fers, et se frayant un chemin à travers la cloison du pont, ont tué les sentinelles : le Docteur John Harris, Jonathan Ebens Cooper, et le marin Thomas Ham; qui étaient, probablement tous endormis. Etant alors dans ma cabine, j'ai entendu le bruit sur le pont (ils ont jeté les sentinelles par-dessus bord), j'ai pris directement mon pistolet, et ai tiré le le auvent qui était à l'arrière, ce qui a fait que tous les esclaves africains qui étaient à l'avant couraient en liberté, sauf un ou deux hommes (qui semblaient rire de la lâcheté des autres, et nous défiaient, étant seulement 4 hommes et un garçon) qui jetèrent les auvents, et nous tinrent confinés dans la cabine, en passant par l'échelle pour nous voir ...».

La révolte des captifs de l’île de Gorée




En 1764, le Capitaine George Faggot, commandant d'un navire de New London dans le Connecticut, et son équipage connurent un sort funeste en essayant de quitter le Sénégal avec des captifs africains . 

Selon un rapport, après que le capitaine n'ai acheté les captifs africains sur l'île de Gorée à Dakar, un soulèvement suivie quelques heures plus tard. Comme le navire était encore amarré dans la nuit, les Africains réussirent à se libérer des chaînes et des fers, attaquèrent par la suite le capitaine et son équipage. Le Africains auraient utilisé des gros morceaux de bois et d'autres matériaux trouvés sur le navire et matraqué le capitaine et membres de son équipage à mort. 

Après le massacre des négriers blancs, les Africains quittèrent le navire et a disparurent dans la nuit.

La révolte au large de Cape Coast:




En 1747, un navire commandé par le capitaine Bears subit une révolte en Afrique de l'Ouest. Lors de son départ de la rive du château de Cape Coast au Ghana, des centaines de captifs africains combattirent le capitaine et l'équipage qui tentaient de rejoindre les Caraïbes.

Après avoir désarmé par la force les négriers, les Africains s’engagèrent dans une courte bataille, tuant le capitaine et tous les membres d'équipage, à l'exception de deux hommes, qui plongèrent et regagnèrent la riva à la nage.

L'incident fut relaté dans les journaux: 

"Par une lettre en provenance des côtes de Guinée, via la Barbade, en date du 14 Janvier dernier, nous avons avis, que le capitaine Bears dans un navire appartenant à Rhode Island, étant au large de Cape Coast Castle avec un Nombre d'esclaves africains, et une quantité considérable de poussière d'or à bord; ces Africains ont trouvé une occasion de se révolter contre le capitaine et les hommes, et tuant ledit Maître et tout l'équipage, à l'exception des deux maîtres [lieutenant] , qui en sautant par dessus bord et en nageant vers la rive ont  sauvé leur vie."

Le Africains seraient retournés à terre et on ne revit plus jamais le navire.



Le massacre du Capitaine John Major et de son équipage:



En 1732, le capitaine John Major de Portsmouth, alors sur la côte de Guinée, fut tué avec tous ses membres de l'équipage.

Selon des sources, peu de temps après que Major ne s’éloigne de la rive pour se diriger vers les Amériques avec 100 africains captifs à bord du navire, 50 des Africains prirent d'assaut sa cabine. Les captifs auraient rompu les chaînes à quelques minutes du début du voyage. Ils massacrèrent le capitaine alors qu'ils avaient déjà été tués le reste de l'équipage avec des fusils, des haches, épée et d'autres armes qu'ils avaient prises aux blancs.

Une personne connue sous le nom de Carroll, affirma qu'une insurrection des esclaves éclata à bord d'un navire du New Hampshire commandé par le capitaine John Majors, qui, selon lui "a été traîtreusement assassiné, et son navire et sa cargaison saisis par les Noirs." Les Africains dépouillèrent le vaisseau de son gréement et des voiles, les autres furent libérés des cales, il saisirent à la fois la goélette et sa cargaison, puis abandonnèrent le navire.



Source:


Traduction de Franswa Makandal

dimanche 8 novembre 2015

8 Faits à propos de la Première "Million Man March" de 1995 que vous ne connaissez probablement pas

Le commencement




Le 16 octobre 1995, environ 1 million d'hommes noirs se sont réunis à Washington DC en réponse à un appel de l'Honorable Ministre Louis farrakhan, le leader de la Nation de l'Islam. L'objectif déclaré était l’expiation et aborder les problèmes particuliers de la communauté noire.


Les orateurs invités




Même si la Million Man March concernait principalement les hommes noirs, il y eut de nombreux orateurs et invités d'honneur des deux sexes. La femme de Malcolm X, le Dr. Betty Shabazz, le militant des droits civiques Martin Luther King III, Rosa Parks, Dorothy I. Height, Mgr Joseph Lowery, le philosophe et historien Dr Cornel West, le militant et comédien, Dick Gregory, étaient parmi les participants. En plus des militants, Stevie Wonder a diverti l'assemblée, tandis que Maya Angelou lut de la poésie. D'autres invités célèbres comme les militants Benjamin Chavis, le révérend Jesse Jackson et le révérend Al Sharpton étaient aussi présents.


Les causes de la Marche de 1995




Selon les données du recensement, en 1995, le taux de chômage des noirs oscillait autour de 11 à 13%, ce qui est presque deux fois plus élevé que  celui des Blancs. À l'époque, le parti républicain  prit le contrôle du Congrès. L'incarcération de masse, la violence armée dans les communautés noires, et les coupes budgétaires dans le domaine de l'éducation ciblant les jeunes Noirs étaient des sujets fréquents. L'élection de Bill Clinton s'avéra inefficace pour résoudre les problèmes des noirs.

Durant son discours l'Honorable Ministre Louis Farrakhan déclara :

"L'image de la communauté noire est horrible à travers le monde. L'image des hommes noirs en particulier, est celle d'un groupe bestiale, maniaque et sauvage. L'image que vous avez des hommes noirs n'est pas l'image de qui et de ce que nous sommes vraiment ."

Les causes de la Marche de 2015




Alors que le 20e anniversaire de la mars 1995 a eu la même tonalité et en grande partie les mêmes causes que la première, il fut fortement axées sur les meurtres de Noirs de la main de la police. Cette marche fut plus représentative du mouvement Black Lives Matter, qui balaya les USA après le meurtre de l'adolescent désarmé, Michael Brown, à Ferguson.

Selon les comptes du Guardian, 908 personnes furent tuées par les flics aux États-Unis cette année. Ce nombre ne cesse de grimper à un rythme alarmant. Malheureusement, le taux de chômage élevé, la forte présence de la police dans les collectivités noires et latinos et les coupes dans le budget de l'enseignement sont toujours des questions non résolues. 


Controverse




Farrakhan réussit à rassembler près de 900.000 Noirs pour la première marche dans la capitale américaine, mais beaucoup désapprouvèrent. Le député républicain Gary Francs du Connecticut était en désaccord avec Farrakhan. Il déclara :

"Le Ku Klux Klan hait les Noirs, les Juifs et les catholiques. La Nation de l'Islam déteste les blancs, les juifs et les catholiques. Les deux devraient être méprisés pour ces croyances déformées ".

Comparer le KKK et la Nation de l'Islam est tout simplement scandaleux. Le KKK fut responsables de nombreux lynchages au 20e siècle, de bombardements d'église, et de terrorisme visant des militants des droits civiques dans les années 1950 et 60. Les deux sont diamétralement opposés.


Encore plus de controverse




L'Honorable Ministre Farrakhan fut qualifié d'ennemi de la communauté juive.

Abraham Foxman le directeur national de l'ADL déclara en 1995 :

"Une marche dans laquelle le but déclaré est l'expiation, dont le but avoué est de se tenir contre le racisme est un message creux si elle est dirigée par quelqu'un qui n'est pas disposé à se débarrasser du racisme, de l'intolérance et de l'antisémitisme".

En outre, la marche également écarta certaines femmes du mouvement des droits civiques. L'activiste Myrlie Evers-Williams, présidente de la NAACP en 1995 déclara:

"J'encourage les hommes noirs de se lever et de prendre soin de leurs familles. Mais en toute honnêteté, éliminer totalement les femmes de cette marche me gêne beaucoup".


 Le message




Dans les années 90's, l'Amérique fut en proie à des tensions raciales qui étaient défavorables au progrès du peuple noir. L'affaire Rodney King, les émeutes de Los Angeles et l'affaire OJ Simpson dominèrent les journaux. Le Ministre Farrakhan voulut changer cela. Il exigea que les Noirs soient traités également, avec le même accès aux ressources et aux opportunités que les Blancs. En outre, les participants de la marche se engagèrent à protéger leurs familles et de mettre fin au matricide. Ils s'engagèrent également à investir dans des entreprises noires et dans leur communauté.



L’héritage




La "Million Man March" prouva que les Noirs pouvaient s'unir pour un objectif commun. Environ 1 million d'hommes noirs se réunirent pour former le plus grand rassemblement jamais vu sur le National Mall, éclipsant le précédent record détenu par le rassemblement de la Marche pour l'emploi et la liberté de Washington en 1963. En 20 ans, les USA ont élu leur premier président noir, ainsi que son premier avocat général noir. Toutefois, la suprématie blanche et le racisme systémique sur toutes les formes continue de sévir, montrant la nécessité de la dernière marche, même 20 ans plus tard.


Source : http://atlantablackstar.com/

Traduction Franswa Makandal

samedi 7 novembre 2015

7 endroits à travers le monde qui eurent des mouvements du "Black Power"

États Unis




Le Mouvement du Black Power aux États-Unis inspira de nombreux mouvements à travers le monde entier. Il fut inspiré par les efforts du Student Non-Violent Coordinating Committee  (SNCC), qui deviendra plus tard pour le Black Panther Party, et The Black Arts Movement. Le Mouvement du Black Power fut aussi impliqué dans le mouvement des droits civiques. le Black Power aux Etats-Unis appelait à la fierté noire, à l'égalité politique, à l'indépendance économique et à la stabilité des Noirs, à la liberté et à l'égalité de l'éducation, à des conditions de vie adéquates, et à la protection égale de la loi. L'idée du Black Power engendra d'énormes progrès politiques, y compris le Civil Rights Act de 1964.


Afrique du Sud




Le Mouvement du Black Power en Afrique du Sud, mieux connu comme le Mouvement de la Conscience noire, fut utilisé comme un outil pour s'opposer à l'idéologie politique de l'apartheid. À bien des égards, l'Organisation des étudiants sud-africains (SASO) initia le du mouvement. Selon un article publié par la Michigan State University, la Conscience Noire chercha à "libérer psychologiquement les noirs par la« conscientisation », ou la réalisation de l’estime de soi des Noirs et la nécessité d'un activisme noir." Le mouvement "re-dynamisa la résistance à l'apartheid et engendra un certain nombre d'organisations politiques et communautaires". Stephen Bantu Biko, leader étudiant et militant fut l'un des co-fondateurs de la SASO et la principale force du Black Consciousness Movement. Après plusieurs arrestations, Biko fut retrouvé nu et mort sur un sol froid de sa prison en 1977.


Canada




Dans son livre, Fear of a Black Nation: Race, Sex and Security in Sixties Montreal, David Austin décrit le mouvement du Black Power à Montréal. Le mouvement fut marquée par deux événements principaux: le Congrès des écrivains noirs et de l'affaire Sir George Williams . Le Congrès des écrivains noirs, qui eut lieu en 1968, portait sur le thème du Black Power à l'échelle mondiale noir et du nationalisme noir. Des «figures radicales et nationalistes», tels que Kwame Nkrumah, CLR James, et Stokely Carmichael, qui devint plus tard Kwame Ture, furent impliqués dans le congrès. Le deuxième événement marquant fut celui de 1969, l'affaire Sir George Williams. La protestation commença quand des étudiants noirs s’opposèrent au système de notation raciste du professeur Perry Anderson. Lorsque les griefs des étudiants ne furent pas prises au sérieux par les administrateurs de l'école, ils commencèrent à tenir des réunions, à organiser des manifestations et des "sit-ins". En Février 1969, l'occupation pacifique par les étudiants du centre informatique de l'Université Sir George Williams prit la forme d'une émeute lorsque les administrateurs de l'école appelèrent la police. Leur occupation conduisit à l'émeute qui reçut une audience nationale. Partout dans le monde, de plus en plus de gens furent au courant du mouvement du Black Power Canadien.


Jamaïque




Reggae, Rastafari, and the Rhetoric of Social Control, un livre écrit par Stephen A. King, Barry T. Bays III, et P. Renee, affirme que "le mouvement du Black Power en Jamaïque a coïncidé avec la publication de plusieurs journaux de Black Power, des grèves national, des manifestations violentes, et des conflits syndicaux". Le mouvement du Black Power de la Jamaïque fut soutenu, à l'époque, par le mouvement rasta et la musique reggae. Walter Rodney, un jeune chercheur du Guyana en histoire africaine et professeur à l'Université des Indes occidentales, fut sans doute le plus fervent défenseur du Black Power en Jamaïque. Il donna des conférences qui encouragèrent la conscience noire et l'autodétermination. Ces conférences conduisirent finalement un grand nombre de gens, y compris le Parti travailliste jamaïcain conservateur, à croire qu'il était une menace pour la stabilité du pays. En conséquence, il fut expulsé à son arrivée du Congrès des écrivains noirs de Montréal. Après avoir entendu parler de l’expulsion de Rodney du Canada, les étudiants d'une faculté organisèrent une manifestation pacifique pour dénoncer la décision gouvernementale. La protestation "tourna à l'émeute à grande échelle". Ces émeutes firent trois morts, une centaine de personnes environ furent arrêtées, cinquante autobus endommagés, et des dommages aux biens totalisant plus d'un million de dollars jamaïcains.


Australie




Selon le livre de Rhonda Y. Williams,  Concrete Demands: The Search for Black Power in the 20th Century, le mouvement Black Power en Australie fut initialement alimentée par la Victorian Aborigines Advancement League (AAL). Le président de l'AAL, Bob Maza, croit que le nationalisme noir, ainsi que les enseignements de Malcolm X, "pourraient améliorer l'auto-guérison des populations autochtones." En 1971, Denis Walker, un révolutionnaire autochtone, érudit, activitiste politique, et militant du Black Power  annonça la formation du Black Panther Party australien dans le Queensland. Il déclara :

"Le Black Panther Party sera l'avant-garde pour tous les personnes opprimées, et en Australie, les Autochtones sont les plus opprimés de tous."

Alors que le Black Panther Party australien utilisa l'auto-défense afin de se battre pour ses libertés politiques, le Parti mit aussi en œuvre des programmes utiles pour sa communauté, y compris "un journal, un centre de garde d'enfants, un programme de petits déjeuners pour les enfants, un service juridique, et une clinique". Tout comme le Black Panther Party aux Etats-Unis, l'objectif ultime du Black Panther Party australien était d'élever la communauté.


Angleterre



Londres, avait son propre mouvement du Black Power. En fait, le Black Panther Party britannique s'est battus pour les mêmes droits que les Black Panthers américains : une bonne éducation, des logements acceptables, l'indépendance culturelle et l'égale protection devant la loi. Avec ses nombreuses branches, le Parti établit son siège à Brixton. Un article publié par The Independent décrit le mouvement comme "faisant partie de la lutte contre le racisme et pour l'amélioration des droits pour toutes les minorités ethniques au Royaume-Uni". Le Mouvement du Black Power en Angleterre atteignit son paroxysme avec le Mangrove Nine en 1971. La Mangrove était un restaurant Afro de Notting Hill qui était constamment harcelé et attaqué par la police qui le prenait pour  refuge de militants noirs radicaux. Ils arrêtèrent neuf noirs, y compris Althea Jones-Lecointe et Barbara Beese, des Panthers éminents de l'époque, et les traduisirent devant les tribunaux pour une manifestation politique précédente qui avait abouti à des violences. Cet acte était, bien sûr, un stratagème pour mettre un terme au mouvement du Black Power en Angleterre. Pourtant, les neuf individus furent libérés et acquittés. Au lieu de cela, la police fut considérée, à l'échelle nationale, comme coupable et le procès mit en lumière la brutalité de la police raciste de l'époque. Pour cette raison, et bien d'autres, le Mouvement du Black Power en Angleterre fut un énorme succès.


Bermudes




La représentation la plus prédominante du mouvement Black Power aux Bermudes était celle du Black Beret Cadre. En fait, le Dr Quito Swan, un professeur d'histoire des Bermudes à l'Université Howard, décrit les bérets noirs comme "l'avant-garde pour le Black Power aux Bermudes". John Bassett Hinton Jr. était "le principal organisateur du Cadre". Lui et Eliyahtsoor Ben Aaharon, et plusieurs autres fondèrent le Cadre. Le membre le plus notoire du Cadre fut Erskine Durrant "Buck" Burrows. Selon Swan, il "volait aux riches pour donner aux pauvres". Dans le livre de Swan,  Black Power in Bermuda: The Struggle for Decolonizationle Black Beret Cadre lutta pour apporter "l'indépendance économique, politique et culturelle vis-à-vis de la Grande-Bretagne". Tout comme les autres défenseurs du Black Power dans le monde, ils formèrent des programmes sociaux, pour promouvoir l'autodétermination chez les Noirs. Et, tandis que les autorités de l'île décrivaient souvent le Black Beret Cadre comme une bande de criminels dangereux, ils battirent pour apporter un changement à la communauté noire aux Bermudes.


Sources : 
  • Fear of a Black Nation: Race, Sex and Security in Sixties Montreal, David Austin
  • Rhonda Y. Williams’ book, Concrete Demands: The Search for Black Power in the 20th Century
  • Black Power in Bermuda: The Struggle for Decolonization by Quito Swan
  • Reggae, Rastafari, and the Rhetoric of Social Control, a book written by Stephen A. King, Barry T. Bays III, P. Renee

Traduit par Franswa Makandal

vendredi 6 novembre 2015

7 faits sur la façon dont "Wall Street" fut créé via l'esclavage

Wall Street est le quartier financier le plus puissant du monde, mais la plupart des gens savent très peu sur son histoire. Pour vraiment comprendre comment fonctionne Wall Street aujourd'hui, il est important de savoir comment tout commença et à quel point le facteur africain fut influent dans sa création. Wall Street fut bâti sur l'esclavage et, à ce jour, Wall Street reste le pilier essentiel du maintien des inégalités raciales et de l'oppression économique à travers le monde.


Les esclaves africains construisent littéralement le mur qui donna à Wall Street son nom:


New York était une colonie néerlandaise appelée New Amsterdam, de la province coloniale hollandaise appelée Nouvelle-Hollande durant la majeure partie du 17e siècle. Par l'intermédiaire de la Compagnie Néerlandaise des Indes Occidentales, les Néerlandais utilisèrent le travail des esclaves africains qui furent déportés à la colonie au alentour de 1627. Le esclaves africains construisirent le mur qui donna son nom à Wall Street. Un mur qui formait la frontière nord de la colonie et qui devait protéger la colonie des  indigènes qui voulaient récupérer leur terre. Donc, dès sa création, le mur fut une barrière assurant la survie des blancs et de la suprématie blanche.


Wall Street était initialement un site de ventes aux enchères d'esclaves:


L'esclavage devint l'épine dorsale de la prospérité économique de New York dans les années 1700. Pour normaliser ce commerce massif d'êtres humains, en 1711 les autorités de New York établirent un marché d'esclaves à Wall Street. Des ventes aux enchères d'esclaves eurent lieu à Wall Street vendant des africains réduits en esclavage comme des marchandises aux commerçants désireux de les acheter. Wall Street fut également un marché où les propriétaires pouvaient louer leur esclaves à la journée ou la semaine.

New York devint le centre financier mondial "grâce" à l'esclavage:


Tout au long des 17e et 18e siècles, comme Phyllis Eckhaus le souligne, New York avait " la plus grande population d'esclaves urbaine dans la partie continentale d'Amérique du Nord ". Par conséquent, New York fut un lieu crucial dans la traite négrière transatlantique, ce qui établit rapidement New York comme la capitale financière du monde.

Les grandes entreprises de Wall Street firentt leurs débuts grâce traite négrière:


Beaucoup de sociétés bien connues et d'institutions financières bénéficièrent de la traite négrière transatlantique, notamment Lehman Brothers (qui fit faillite en 2008), JP Morgan Chase, Wachovia Bank of North Carolina, Aetna Insurance, Bank of America et la Royal Bank of Scotland. Les banques, comme les prédécesseurs de la Wachovia Bank of Charleston et la Bank of North America, et les prédécesseurs de J.P. Morgan Chase, firent des prêts aux propriétaires d'esclaves et acceptèrent les esclaves comme «garantie». Lorsque les propriétaires d'esclaves étaient en défaut de payement, les banques devenaient les nouveaux propriétaires d'esclaves.

Tirer profit de la peur des esclavagistes de la mort des esclaves:


La société Aetna vendit des assurance aux propriétaires d'esclaves qui voulaient protéger leurs investissements (les gens esclaves) à bord des navires négriers au cas où l'un d'eux ceux-ci mourraient (ce qui était un phénomène très courant sur les navires qui les transportent de l'Afrique vers les Amériques). Les compagnies d'assurance compensaient les propriétaires d'esclaves pour la perte des africains qu'ils considérées comme leurs "propriétés". À ce jour, il y a des poursuites contre ces sociétés en demande de réparations pour leur participation à la traite négrière transatlantique.

La traite négrière posa les bases capitalisme mondial:


La traite négrière transatlantique posa les bases du capitalisme mondial moderne. Des millions d'Africains furent arrachés à leurs foyers en Afrique pour travailler dans les colonies européennes d'Amérique du Nord et du Sud et des Caraïbes. Partout en Europe, aux Amériques et dans les Caraïbes, les familles et les entreprises blanches construisirent leur fortune grâce à la traite négrière (des fortunes qui devinrent la base pour les économies à travers le monde). Contrairement aux Amérindiens et aux autres Européens blancs, la main-d'œuvre africaine gratuite fut abondante (si l'un d'entre eux mourrait, il pouvait être remplacé par un autre venu d'Afrique), les Africains n'avaient pas de liens avec les terres américaines, mais savaient comment faire pousser des cultures de rente essentiels comme le coton et le sucre qui poussaient aussi en Afrique. Ces facteurs firent des Africains la main-d'œuvre parfaite pour les puissances coloniales européennes.

Les produits fabriqués par les esclaves créèrent les marchés internationaux:


Le esclaves, qui réaliser de nombreux autres services, furent utilisées pour produire des biens qui  vendus sur les marchés internationaux afin d'en tirer des bénéfices (une caractéristique du capitalisme moderne). En outre, les esclaves eux-mêmes étaient considérés comme des biens et vendus sur les marchés. Les avantages de cela profitaient aux propriétaires d'esclaves et aux investisseurs (et pas aux esclaves). De ce fait, la richesse fut transférée des esclaves  (et leurs descendants) aux propriétaires d'esclaves européens et autres Blancs qui bénéficièrent de ce système. Cela jeta les bases de l'inégalité entre les Blancs et les Noirs et a entraîna la subordination socio-économique des Noirs par rapport aux Blancs pour les générations à venir.


Source : http://atlantablackstar.com/


Traduction libre de Franswa Makandal

vendredi 2 octobre 2015

8 faits fascinants sur comment et pourquoi l'Amérique a créé le Libéria

La création de la Société américaine de colonisation




En 1816, l'American Colonization Society (ACS) fut créé par le révérend Robert Finley (un ancien président de l'Université de Géorgie) pour apaiser deux groupes opposés à propos de la question de l'esclavage des Noirs. Au début des années 1800, les Britanniques étaient dans les premiers stades de l'abolition de l'esclavage et de la sortie de la traite négrière transatlantique. Finley et beaucoup de Blancs de l'élite aux Etats-Unis craignaient que la nation américaine ne suive les Britanniques avec une action politique similaire. Un groupe de personnes (qui inclus quelques abolitionnistes) a voulu donner à la population noire nouvellement libérées une occasion de retourner en Afrique. Un autre groupe, qui comprenait des esclavagistes, ne prévoyait pas une société intégrée et a rejoint l'ACS sur la base d'une idéologie raciste.



Les membres controversés de la Société américaine de colonisation




L'American Colonization Society est composée de personnages historiques américains de premier plan, y compris les présidents James Monroe et James Madison. Un neveu de George Washington, Bushrod Washington, y était également impliqué. le président Andrew Jackson était sur la liste en tant qu'organisateur et le politicien Daniel Webster y a participé aussi. L'ironie ici c'est que la plupart de ces hommes prenaient part à l'asservissement du peuple noir. Jackson faisait partie de la classe des planteurs esclavagistes, Webster était un exécuteur et l'architecte du Fugitive Slave Act de 1850, et Washington vendait activement des esclaves Noirs. L'abolitionniste James Forten vIt cela et a mit en garde les Noirs libres de ne pas faire confiance à ces hommes.



La colonie africaine est établi





En 1819, l'ACS a vendu des adhésions coûtant jusqu'à 50 000 $ afin d'acheter des terres dans ce que l'on appelait la pepper coast en Afrique, une région colonisé par les Portugais. La même année, les États-Unis donnèrent 100 000 $ à l'organisation pour financer la première entreprise d'Afrique de l'Ouest. En Janvier 1820, le premier navire, l'Elizabeth, navigua depuis New York avec trois agents blancs ACS et 88 émigrants à son bord.



Les débuts de "The African Intelligencer"




En 1820, l'abolitionniste Jehudi Ashmun, l'un des fondateurs du Libéria, créa The African Intelligencer, vendu sous forme de brochure et de journal à informer les Noirs libres sur l'histoire, la géographie et d'autres détails relatif à la traite des esclaves.


Selon la Bibliothèque du Congrès, "Ashmun est allé en Afrique en 1822, où il est devenu le leader de la jeune colonie libérienne avant de mourir d'une fièvre en 1828."



Le douteuse prise de contrôle de Jehudi Ashmun 




Ashmun fut une figure complexe des premiers jours de l'histoire politique du Liberia. L'Histoire le dépeint comme un bon gars qui faisait attention aux intérêts des Noirs libres, mais il était le bras de l'impérialisme américain. Ashmun intimidait les dirigeants africains locaux d'Afrique de l'Ouest en échangeant des terres contre des articles de moindre valeur. Il voulait désespérément créer un empire américain sur le continent africain. L'ACS a probablement les utilisé Noirs libres comme prétexte pour la construction d'un empire.



le Libéria revendique l'indépendance





Dans les années 1830 et 40, l'ACS commença à trouver que toute l'expérience était un désastre financier. La raison de cela tourne essentiellement autour de l'absence de fonds fédéraux octroyés à l'ACS. En outre, la nouvelle colonie subissait les attaques constantes des britanniques, ce qui rendait le Liberia dangereux  pour les colonisateurs. Parce que la colonie ne fut pas reconnue par les États-Unis et que les autres pays refusaient de reconnaître le Liberia comme état souverain, la colonie proclame son indépendance en 1846.



La souveraineté et la création d'un état 






Le 26 Juillet 1847, un grand nombre des colons développèrent une déclaration d'indépendance et une constitution, marquant la rupture des liens avec l'ACS. Durant près de cent ans, un groupe de Noirs libres appelé Américano-Libériens contrôla la nation. Un grand nombres de ces personnes étaient affiliés au parti libéral et devaient encore faire face à des menaces extérieures comme les français et les anglais, qui ont saisi la terre libérienne nouvellement souverain.


Joseph Jenkins Roberts




Roberts fut le premier président de la République du Liberia. Dans un effort pour obtenir que les puissances européennes soit de son côté, Roberts visita les nations européennes comme la Grande-Bretagne pour proclamer que le Liberia était, effectivement, une nation libre. Dans les premiers jours de la nation, il signa des traités avec des chefs locaux pour réparer les dégâts causés par Ashmun. Il fut si efficace lors de son premier mandat, qu'il devint à nouveau président en 1872.



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Traducton : Franswa Makandal